Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

"Une étoile pour un espoir", une association pour briser le tabou du suicide

-
Par , France Bleu Mayenne

Claire Kerhousse a 28 ans, elle est factrice et a fondé "Une étoile pour un espoir" en mars dernier pour pouvoir parler librement du suicide. Sa sœur, Julie, s'est donnée la mort à 16 ans en décembre 2010. Victime de harcèlement scolaire, elle est devenue anorexique.

Claire Kerhousse et sa mère ont créé l'association "Une étoile pour un espoir" après le suicide de Julie en décembre 2010.
Claire Kerhousse et sa mère ont créé l'association "Une étoile pour un espoir" après le suicide de Julie en décembre 2010. - Claire Kerhousse

Alexain, France

"Une étoile pour un espoir" a pour but de libérer la parole des personnes touchées de près ou de loin par le suicide d'un proche. Claire Kerhousse et sa mère ont créé l'association en mars dernier près de dix ans après le suicide de Julie lorsqu'elle avait 16 ans. "Une étoile pour un espoir" est le résultat d'un long cheminement psychologique. 

Libérer la parole

"J'avais pas le sentiment de pouvoir en parler à quelqu'un lorsque c'est arrivé. Mon entourage avait peur d'en parler avec moi donc j'ai tout gardé pour moi", confie Claire. Pouvoir compter sur des personnes qui ont vécu la même chose ça aide énormément, à l'époque j'en aurais eu besoin."

A partir de cette année, l'association va organiser des groupes de parole à ouvert à tous. Dans un premier temps, Claire et sa mère assureront la réunion, "j'aimerais ensuite pouvoir intégrer des psychologues à ces temps de parole."

Premier rendez-vous le 7 février prochain où se tiendra un groupe de parole dans la salle des Roseaux de Changé à 19h00. 

Déceler les premiers signes

Julie était victime de harcèlement scolaire, "elle avait un peu d'embonpoint et elle devenue anorexique, probablement à cause des moqueries." Claire estime que les établissements scolaires ne préviennent pas assez des conséquences du harcèlement. "Il suffit qu'on ait une religion différente, une couleur de peau différente, qu'on soit un peu enveloppé, c'est sujet à moqueries et ça peut mener au drame...

Claire Kerhousse a elle-même été victime de harcèlement scolaire. Des années plus tard, elle reconnait que sa scolarité a été une épreuve et souhaite sensibiliser élèves et encadrants aux conséquences de ce harcèlement.  - Aucun(e)
Claire Kerhousse a elle-même été victime de harcèlement scolaire. Des années plus tard, elle reconnait que sa scolarité a été une épreuve et souhaite sensibiliser élèves et encadrants aux conséquences de ce harcèlement. - Claire Kerhousse

C'est pourquoi Claire souhaite intervenir assez rapidement en milieu scolaire pour sensibiliser élèves, enseignants et administration, "cela fait peur aux directeurs d'écoles dans le sens où le suicide 'ne doit pas être mis dans la tête des jeunes.' Mais c'est important pour les encadrants de déceler les premiers signes d'un jeune en danger.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu