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Une étude alerte sur "un risque accru de démence" chez les "petits dormeurs" de plus de 50 ans

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Par , France Bleu

De courtes nuits de sommeil à partir de 50 ans peuvent engendrer "un risque accru de démence", selon une étude de l'Inserm et d'Université de Paris, publiée ce mardi 20 avril.

Le manque de sommeil peut avoir des conséquences sur la santé [photo d'illustration].
Le manque de sommeil peut avoir des conséquences sur la santé [photo d'illustration]. © Maxppp - PHOTOPQR/LE PROGRES

Le manque de sommeil est mauvais pour la santé, et notamment la santé mentale. C'est ce que révèle une étude menée par des chercheurs de l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale)et d’Université de Paris, en collaboration avec University College London, publiée ce mardi 20 avril dans la revue scientifique Nature Communications. Dormir peu entre 50 et 70 ans peut provoquer "un risque accru de démence", selon cette nouvelle étude.

Le travail des chercheurs a porté sur 8.000 adultes britanniques, suivis durant plus de 25 ans. "Les résultats ne permettent pas d’établir une relation de cause à effet" mais ils "suggèrent que la durée de sommeil, dès l'âge de 50 ans, pourrait être impliquée dans le développement de la démence", explique à franceinfo Séverine Sabia, chercheuse à l'Inserm, qui a dirigé ces travaux. 

Un "risque accru de démence" en cas de courtes nuits de sommeil

Près de 10 millions de nouveaux cas de démence, comme la maladie d’Alzheimer sont rapportés chaque année dans le monde entier. Chez les patients, le sommeil est souvent altéré. De plus en plus de données suggèrent que les cycles du sommeil, avant même l’apparition de la démence, sont aussi susceptibles de contribuer au développement de la maladie.

L’étude révèle "un risque de démence plus élevé de 20 à 40% chez les personnes dont la durée du sommeil est inférieure ou égale à six heures par nuit à l’âge de 50 ou 60 ans". On observe également "un risque accru de démence de 30% chez les personnes âgées de 50 à 70 ans présentant systématiquement une durée de sommeil courte". Et cela indépendamment de leurs éventuels problèmes de santé cardiovasculaire, métabolique ou mentale, qui constituent des facteurs de risque connus de démence. "Le sommeil en milieu de vie pourrait jouer un rôle pour la santé du cerveau", ce qui "confirme l’importance d’une bonne hygiène du sommeil pour la santé", souligne l'Inserm.

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