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Une étudiante sur vingt a déjà été victime de viol selon une enquête dans l'enseignement supérieur

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Par , France Bleu, France Bleu Champagne-Ardenne
France

Selon l'Observatoire étudiant des violences sexuelles et sexistes dans l'enseignement supérieur, une étudiante sur vingt a déjà été victime de viol et une sur dix d'agression sexuelle. Grâce à ce rapport publié ce lundi 12 octobre, l'Observatoire souhaite "déclencher une prise de conscience".

Journée des droits de la femme à Paris, le 8 mars 2019.
Journée des droits de la femme à Paris, le 8 mars 2019. © Maxppp - Jan Schmidt-Whitley/Le Pictorium

Viols, agressions, harcèlements : une enquête publiée ce lundi dévoile les nombreuses violences sexistes et sexuelles qui existent au sein des établissements supérieurs en France. L'Observatoire à l'origine de ce rapport a interrogé près de 10.000 étudiants (76% de femmes, 24% d'hommes) dans l'objectif d'évaluer l'ampleur du phénomène. Un questionnaire a été diffusé en ligne entre avril et décembre 2019 auprès des étudiants d'une cinquantaine d'universités, grandes écoles, BTS ou encore DUT. 

Une étudiante sur dix victime d'agression sexuelle

Parmi les principaux enseignements de ce rapport, une étudiante sur vingt, soit 5%, dit avoir été victime de viol et une étudiante sur dix d'agression sexuelle. C'est aussi le cas de 5% des hommes. Mais le rapport pointe également qu'une personne interrogée sur cinq ne connaît pas la distinction entre agression sexuelle et harcèlement sexuel.

Par ailleurs, 35% des hommes questionnés considèrent leur établissement comme égalitaire contre 27% des femmes. Et la proportion de répondants qui considèrent leur établissement comme sexiste augmente significativement avec les années d'études. "Nous faisons l'hypothèse que les étudiantes et étudiants prennent conscience de la réalité des violences sexistes au fur et à mesure de leur vie étudiante", affirment les auteurs de l'enquête.

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Des violences physiques commises en soirée ou en week-end

Toujours selon l'enquête, les étudiants évoquent souvent quatre facteurs à l'origine des ces violences : l'effet de groupe (20%), l'impunité (18%), la consommation excessive d'alcool (18%) et le manque d'éducation des étudiants (18%). 

Les faits de violence physique sont en effet plutôt commis en soirée ou en week-end hors du campus : c'est le cas pour 56% des viols. "Il s'agit donc souvent du cercle d'amis proches et de personnes connues de la victime", souligne l'Observatoire. Au total, un étudiant sur trois déclare avoir été victime ou témoin de violences sexuelles.

Enfin, l'enquête montre que les dispositifs mis en place par les établissements pour faire face à ce type de situations sont souvent méconnus car plus d'un quart des répondants ne savent pas s'il en existe dans leur établissement.

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