Société

Une faille de sécurité rend les réseaux wifi du monde entier potentiellement piratables

Par Magali Fichter, France Bleu lundi 16 octobre 2017 à 21:01 Mis à jour le mardi 17 octobre 2017 à 10:27

Les smartphones seraient potentiellement menacés
Les smartphones seraient potentiellement menacés © Maxppp -

Utiliser votre wifi pourrait permettre à des pirates de voler vos données, selon les révélations de chercheurs belges ce lundi. Une alerte relayée par les autorités américaines. En cause, une faille de sécurité dans le système de protection utilisé par quasiment tous les réseaux wifi dans le monde.

Si vous utilisez le wifi, sachez que vos données pourraient potentiellement être piratées. C'est ce que révèlent, ce lundi, un groupe de chercheurs de l'université de Louvain, en Belgique, ainsi que les autorités américaines. En cause, une faille de sécurité majeure dans le protocole de chiffrement WPA2, c'est-à-dire le système de protection utilisé par quasiment tous les réseaux wifi pour se protéger des intrusions.

Des numéros de cartes bancaire, des mots de passe, des photos pourraient être piratés

Concrètement, cette faille, baptisée "Krack", pourrait permettre à des personnes mal intentionnées de décrypter toutes les données transmises en wifi depuis des ordinateurs, des tablettes ou encore des smartphones. Des pirates pourraient donc voler des "informations sensibles, comme les numéros de cartes bancaires, les mots de passe, les messages instantanés, les courriels, photos, etc", expliquent les chercheurs.

Il serait même possible, toujours selon les universitaires, de manipuler ou d'insérer des données. Par exemple, "un pirate pourrait insérer des logiciels malveillants dans des sites internets". Selon eux, les systèmes d'exploitation Linux et Android sont les plus vulnérables, même si Windows et macOS (Apple) ne sont pas à l'abri.

Pas de piratage connu pour l'instant

Cela dit, pour l'instant, il n'y a aucune preuve que des pirates informatiques aient déjà exploité cette faille. Google et Microsoft ont indiqué à l'AFP qu'ils avaient ou étaient en train de publier des mises à jour de sécurité et des correctifs.