Société

Une famille irakienne trouve refuge à Vallon-Pont d'Arc

Par Germain Treille, France Bleu Drôme-Ardèche mardi 12 janvier 2016 à 6:16 Mis à jour le mardi 12 janvier 2016 à 8:57

De jeunes réfugiés irakiens à Erbil (image d'illustration)
De jeunes réfugiés irakiens à Erbil (image d'illustration) © Maxppp

C'est l'une des premières familles de réfugiés à être accueilli en Ardèche. Un couple et ses 3 enfants, originaires du nord de l'Irak, sont installés à Vallon Pont d'Arc depuis un mois.

Cette famille a tout quitté en août 2014 quand Daesh est arrivé à Qaraqosh, une ville chrétienne d'Irak. Des mois d'errance, des mois dans un camp de réfugiés. Enfin la France il y a quelques semaines, juste avant les fêtes de Noël,  grâce à l'action de l'entraide protestante. Le père de famille explique être en paix aujourd'hui, lui qui avait du mal à dormir jusqu'à son arrivée dans le Sud-Ardèche. Lui, son épouse et les 3 enfants habitent dans un logement du centre-ville, c'est celui du presbytère. Les meubles ont été offerts. L'entraide protestante s'occupe de tout, de leur intégration, de leurs besoins financiers, de leurs démarches administratives :

Le reportage de Germain Treille pour France Bleu Drôme Ardèche

Les petits vont à l'école depuis quelques jours, les grands vont bientôt commencer les cours de français et d'alphabétisation. La maman prépare le café et le thé et dans le salon, à ses invités, elle raconte sa vie d'avant. Elle est au bord des larmes. Là-bas, en Irak, cette famille a laissé des parents, des amis. De temps en temps, via les réseaux sociaux, elle parvient à avoir des nouvelles. Ces Irakiens, qui peuvent compter sur le soutien d'une très grande majorité d'habitants, espèrent vite obtenir le statut officiel de réfugiés afin de pouvoir chercher un emploi. La mairie de Vallon Pont d'Arc, pour sa part, se dit favorable à l'accueil d'autres familles moyen-orientales. Quant aux réfugiés pris en charge par l'Etat (une centaine pour l'Ardèche), le processus a pris un peu de retard selon la Préfecture à Privas. Les premiers doivent arriver dans le département au cours du premier trimestre 2016.

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