Société

Une femme meurt dans la salle d’attente des urgences de l’hôpital Cochin

Par Martine Bréson, France Bleu Paris Région mercredi 19 février 2014 à 18:29 Mis à jour le jeudi 20 février 2014 à 12:00

illustration urgences (sans légende)
illustration urgences (sans légende) © Alexandre Marchi - Maxppp

Cette femme, âgée de 61ans, était arrivée samedi aux Urgences de l’hôpital Cochin (XIVème) pour des douleurs aux jambes vers 17h15. L’infirmier lui demande de patienter dans la salle d’attente. Elle est appelée à plusieurs reprises dans l’après midi et comme elle ne répond pas elle est rayée de la liste. Ce n’est que vers 23h00 que l’équipe de nuit la découvre morte dans son fauteuil.

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, demande, ce jeudi, à la direction des hôpitaux de Paris (AP-HP) "de faire toute la lumière " sur les circonstances du décès de la sexagénaire".

Qu’est-il arrivé à cette femme ? Pour l’instant, personne n’a la réponse à cette question même si l’hypothèse d’un arrêt cardiaque est évoquée. La famille n’a pas porté plainte.Une enquête interne a été ouverte.

C’est le syndicat CGT de Cochin qui a révélé l’affaire. Selon le syndicat il n’y a pas forcément eu d’erreur mais il fait remarquer que si cette femme avait été prise en charge immédiatement, elle serait peut-être encore en vie.

Cette affaire relance le problème de la fermeture de l’Hôtel Dieu.

La CGT Cochin constate que depuis novembre dernier les Urgences de Cochin accueillent une trentaine de patients supplémentaires chaque jour avec un pic très net d’affluence le weekend.

De son côté, la CGT AP-HP, dans un communiqué, repose le problème de la fermeture des urgences de l’Hôtel Dieu . Le syndicat affirme que le déroutage des pompiers des Urgences de l’Hôtel Dieu vers d’autres services d’urgence qui fonctionnent déjà à la limite de leur capacité entraine des problèmes de prise en charge des patients.

Dans les services des urgences, les salles d'attentes bondées , les boxes saturés, des déchoquages dans les couloirs, des recherches de lits d'avals insuffisants sont autant de facteurs de risques pour la sécurité des patients notamment le week-end prévient la CGT.

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