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Société

Une femme voilée accuse Etam de discrimination à Montpellier

jeudi 14 mars 2019 à 13:02 Par Salah Hamdaoui, France Bleu Hérault et France Bleu

Sur les réseaux sociaux, une jeune femme voilée accuse Etam de discrimination à l'embauche à Montpellier. Elle se serait vue refuser son CV sous prétexte qu'elle porte un hijab. La direction d'Etam s'est excusée auprès d'elle et a mis à pied la responsable de la boutique située dans le centre ville.

La boutique du centre ville où s'est présentée la jeune femme
La boutique du centre ville où s'est présentée la jeune femme © Radio France - Salah Hamdaoui

Montpellier, France

La vidéo a été mise en ligne mardi. En fait il y en deux, qui durent chacune un peu plus de deux minutes. La jeune femme, qui porte un hijab sur la tête, explique qu'elle s'est présentée pour déposer une candidature spontanée à un poste de vendeuse dans une des trois boutiques Etam du centre ville de Montpellier. Ce à quoi la responsable lui aurait répondu : "Non mais c'est une blague, j'espère que vous n'êtes pas sérieuse? En plus, ça fait même pas deux jours, c'était la journée de la femme", avant d'expliquer qu'elle est elle-même féministe, et non pas raciste, et qu'elle n'accepte pas les femmes voilées.

Un appel au boycott

La jeune femme, qui dit être étudiante d'origine Marocaine vivant en France depuis cinq ans, confie qu'elle en a eu les larmes aux yeux. Qu'elle rend publique "cette situation qu'elle a vécue et qu'elle ne souhaite à personne" pour témoigner des difficultés que peuvent rencontrer les musulmanes voilées pour "vivre, étudier, travailler." Et appelle au boycott de la marque. Ce jeudi matin, dans la boutique en question où sont vendus des vêtements et non pas de la lingerie, on se refuse à tout commentaire.

Etam répond

La marque a réagi très vite. Dès mercredi le directeur général a diffusé un communiqué pour expliquer qu'Etam "s'oppose fermement à toute forme de discrimination" et précise qu'il a présenté ses excuses à la jeune femme. Pour autant, il condamne "fermement les réactions menaçantes" dont Etam fait actuellement l'objet et appelle au calme. Une enquête interne est ouverte et, en attendant, la responsable du magasin a été mise à pied à titre conservatoire. Le communiqué précise également qu'Etam demande à ses employés en contact avec la clientèle, et conformément au règlement intérieur, de respecter dans le travail "une totale neutralité dans leur expression comme dans leur apparence".