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Société

Une jeune fille handicapée privée d'essayage dans une boutique Pimkie de Parly 2

mardi 25 septembre 2018 à 19:09 Par Antoine Quevilly, France Bleu Paris et France Bleu

Pas d'achat pour Camille ce week-end chez Pimkie au centre commercial de Parly 2 au Chesnay dans les Yvelines : lorsque la jeune adolescente de 17 ans en fauteuil a voulu enfiler un vêtement dans la boutique, la cabine d'essayage pour handicapés servait de stockage pour des cartons.

Chez Pimkie à Parly 2, la cabine d'essayage pour handicapés sert de débarras
Chez Pimkie à Parly 2, la cabine d'essayage pour handicapés sert de débarras © Maxppp - Lionel Vadam

Ce mercredi est la journée nationale de l’accessibilité. Et c’est comme toujours l’occasion de se demander si notre société fait davantage d'efforts pour intégrer les personnes handicapées. La mésaventure que Sandrine, 41 ans, a racontée à France Bleu Paris, n'invite pas à tirer cette conclusion.  Samedi dernier, cette mère de famille emmène ses deux filles faire du shopping au centre commercial Parly 2 au Chesnay dans les Yvelines. L’une des deux, Camille, 17 ans, est en fauteuil. Elles sont dans la boutique Pimkie pour essayer des vêtements dans une cabine, lorsque survient la mésaventure avec les vendeuses.

"Aucune empathie de la part des vendeuses"

"La cabine réservée aux personnes handicapées n'était pas disponible", raconte sa mère Sandrine. "Le rideau était tiré. Au départ, j'ai pensé que c'était parce qu'une personne valide était dedans, parce que ça arrive souvent. Mais en fait, les vendeuses y ont stocké  tous leurs cartons de vêtements". Le personnel lui propose alors une cabine classique, pourtant trop petite, ce que refusent les clientes.  "Il n'y a eu ensuite aucune réaction de leur part, si ce n'est "bah c'est comme ça". Sandrine n'a d'autre choix que de ressortir du magasin avec ses filles. "On est repartie en étant frustrées, démoralisées, en colère. On est tombé face à des vendeuses qui n'avaient aucune empathie."  

"Ça serait bien qu'en France, les choses évoluent"

Sandrine a alors décidé de raconter l'histoire sur les réseaux sociaux. Pimkie n'a pas tardé à lui envoyer un message : "nous sommes sincèrement navrés de cette situation parfaitement inacceptable qui ne reflète aucunement l'attention que nous souhaitons porter à nos clientes. En effet, sachez que le nécessaire a déjà été fait dans notre magasin." Sandrine reste tout de même amère : "ça serait bien qu'en France, les choses évoluent. Le blabla, ça sert à rien. Ce sont les actes qui sont importants".