Société

Une manche du championnat de France de drones en Ille-et-Vilaine

Par Alexandre Frémont, France Bleu Armorique dimanche 17 septembre 2017 à 6:00

Un drone de compétition lors de ces manches de qualification
Un drone de compétition lors de ces manches de qualification © Radio France - Alexandre Frémont

Un sport en plein boom : celui de la course de drone. Les manches qualificatives comptant pour le championnat de France ont lieu tout ce week-end à Campel, en Ille et Vilaine. Le but est simple : faire voler son engin le plus vite possible à travers des obstacles installés sur un circuit.

Plusieurs amoureux de modélisme sont réunis tout ce week-end, à Campel, en Ille-et-Vilaine, pour assister aux premières manches qualificatives du championnat de France de drones. Une première dans le département. La compétition n'est lancée que depuis 3 ans seulement puisque la discipline est encore jeune. Concrètement, sur les 50 participants du week-end, ceux qui seront classés parmi les 32 meilleurs joueurs ce dimanche soir pourront participer au championnat de France dans les prochains mois. Vous pouvez suivre les courses de qualifications sur internet si vous le souhaitez.

"Ce n'est pas souvent qu'on a autant de participants, glisse Frédéric, l'un des spectateurs et un temps organisateur de la compétition en Bretagne. D'habitude, il y a en moyenne une trentaine de joueurs".

"C'est comme piloter un avion"

Le but est simple : les compétiteurs doivent faire passer leur engin le plus vite possible à travers plusieurs portes sur un circuit bien défini. Après trois tours de pistes, il faut atterrir sur la zone d'arrivée, délimitée par quatre cônes.

Ces manœuvres, Thomas Grout, alias Thomas Hawke, sur le circuit, 16 ans, les connaît bien. C'est le champion de France junior en titre et actuel second du championnat du monde adulte. "Piloter un drone, c'est comme piloter un avion", explique-t-il. Ça paraît plus simple comme ça? Non, peut-être pas. "La sensation est juste incroyable!"

Ecoutez Thomas Hawk qui revient sur ses débuts dans cette discipline

Sur place, autant de jeunes que de "vieux". Les participants partagent la même envie de s'amuser, lunettes de commande sur le nez. "On est un peu comme dans le cockpit d'un avion en fait, avec la caméra du drone qui est intégrée. On dirige et puis tout défile. C'est comme une formule 1 des airs embarquée", décrit Thomas. "Les "vieux" n'ont pas forcément un désavantage face aux plus jeunes mais sont quand-même moins fou sur le circuit", sourit Frédéric, qui est aussi le père de Thomas. Mais, il est vrai que les ados ont clairement un avantage"

Les "vieux" n'ont pas forcément un désavantage face aux plus jeunes mais sont quand-même moins fou sur le circuit. Mais, il est vrai que les ados ont clairement un avantage", Frédéric

Les joueurs se préparent avant une manche  - Radio France
Les joueurs se préparent avant une manche © Radio France - Alexandre Frémont
La tente des joueurs avec leur matériel, qui prend quand-même beaucoup de place - Radio France
La tente des joueurs avec leur matériel, qui prend quand-même beaucoup de place © Radio France - Alexandre Frémont

Le numéro 1 mondial à 9 ans

Les joueurs viennent avec leur drone (des fois plusieurs), une valise pleine d'hélices, leur manette et leurs lunettes. Le tout peut coûter jusqu'à 800 euros pour un produit de bonne qualité. On est loin des sports dits "traditionnels" qui ne demande seulement qu'une centaine d'euros à débourser. Mais ce sport est appelé à se développer et à devenir plus accessible pour tous. On l'a dit, il y a autant de jeunes que de moins jeunes ce jour-là au terrain de sport de Campel mais il y a clairement un avantage pour les petits.

En ce moment, le championnat du monde de drone se dispute jusqu'à mi-novembre et pour le moment, celui qui domine les débats, a seulement 9 ans. Il est espagnol. Le deuxième, c'est Thomas Grout, notre breton, avec ses 16 ans, qui a encore quelques semaines devant lui pour espérer le dépasser.

Ecoutez ce reportage d'Alexandre Frémont sur place