Société

Une manifestation pour la cause animale à Mézilles

Par Solène Cressant, France Bleu Auxerre et France Bleu samedi 3 septembre 2016 à 20:12

Quelques centaines de manifestants à Mézilles pour dire non à l'expérimentation animale
Quelques centaines de manifestants à Mézilles pour dire non à l'expérimentation animale © Radio France - Solène Cressant

Journée de manifestation ce samedi à Mézilles pour dénoncer le centre d'élevage canin de la commune. Un élevage dit de vivisection, destiné à l'expérimentation scientifique.

Journée de manifestation ce samedi à Mézilles pour dénoncer le centre d'élevage canin de la commune. Un élevage dit de vivisection, destiné à l'expérimentation scientifique. Il en existe deux en France, dont celui de la commune icaunaise. Environ 300 personnes ont battu le pavé.

Des pratiques encadrées

Cette manifestation ce n'est pas une première, il y en a eu bien d'autres, c'est presque une tradition, même si cette année, ils étaient un peu moins que la dernière fois, il y a deux ans. Une cinquantaine de gendarmes étaient quand même mobilisés pour s'assurer du bon déroulement de la manifestation.

Les revendications, sont toujours les mêmes: fermer ce centre où ils estiment que les chiens sont "torturés" et que les expériences ne font en rien avancer la science.

Pourtant le responsable du centre Michel Carré s'en défend et l'assure: les chiens ne sont pas torturés. Les pratiques sont encadrées.

Michel Carré responsable du centre d'expérimentation.

Des manifestants des quatre coins de la France

Les manifestants, eux, sont venus d'un peu partout en France pour l'occasion. C'est devant la place de l'église que les défenseurs des animaux se retrouvent. Au milieux de stands prônant le vegan et la cause animale, Thérèse est venue d'Amiens pour dire non à l'expérimentation sur les chiens. "C'est de la barbarie. En plus on a d'autres moyens, des alternatives ! il n'est plus nécessaire d'élever des animaux que se soit des chiens, des signes ou encore des lapins, peu importe ! et on sait que ce n'est pas fiable."

En plus des multiples pancartes et t-shirts floqués de slogans, beaucoup sont là avec leurs chiens comme Caroline. "Elle s'appelle Shana, elle a 5 ans et elle a passé deux ans en laboratoire. Elle vient certainement de Mézilles."

Cette chienne, récupérée auprès d'un laboratoire, c'est tout un symbole aujourd'hui !"Elle vient militer pour ses frères et sœurs qui sont encore enfermés" s'amuse Caroline.

Et si on s'interroge sur l'impact réel de cette manifestation, c'est bien sûr avec une métaphore animalière qu'ils rétorquent ! "La forêt est en train de brûler, tous les animaux s'enfuient et là, ils voient un colibri enchainer les allers-retour entre la forêt et la marre avec à chaque fois, une petite goutte d'eau. Mais pourquoi fais-tu ça, c'est inutile, tout seul tu n'arriveras jamais à éteindre l'incendie. Et le colibri répond: oui mais j'aurai fait ma part. Eh bien moi aujourd'hui je fais mon colibri" affirme Jean.

Le plus souvent, leurs revendications dépassent la seule cause animale. Elle s'étend aux problématiques environnementales en général. Le pire, pour eux, c'est qu'on les pense fermés d'esprit.

Reportage de France Bleu Auxerre. "C'est de la barbarie".

Partager sur :