Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Une Mayennaise témoigne de l'homophobie ordinaire

-
Par , France Bleu Mayenne

Ce vendredi 17 mai, c'est la journée mondiale contre toutes les LGBTphobies. En 2017, les agressions ont augmenté de 66%, sans compter les insultes et les remarques stigmatisantes. Une Mayennaise lesbienne raconte l'homophobie ordinaire qu'elle vit.

En 2018, chaque jour, environ un cas d'agressions ou d'insultes envers les lesbiennes a été recensé.
En 2018, chaque jour, environ un cas d'agressions ou d'insultes envers les lesbiennes a été recensé. © Maxppp - maxppp

Département Mayenne, France

Les discriminations, les LGBT en sont souvent victimes. Parmi eux, les lesbiennes sont de plus en plus concernées. SOS Homophobie a publié mardi dernier son rapport annuel. Verdict : 365 cas d’agressions, d’insultes, de menaces contre les femmes qui aiment les femmes l’année dernière, une par jour environ. C’est 42% de plus qu’en 2017.

Cette jeune mayennaise est lesbienne, et elle a choisi de ne pas se cacher quand elle sort avec sa compagne. L’homophobie, elle la vit au quotidien. "Quand on va chercher le pain et qu'on se tient la main avec ma copine, on a des regards, des gens qui vont ralentir en voiture ou même s'arrêter pour nous fixer". L’homophobie, ce n’est pas que les agressions physiques, c’est aussi les insultes, les remarques qui stigmatisent et qu’on dit sans faire attention. "Ça nous arrive encore d'entendre "Oh regarde, des lesbiennes""

On surveille tout le temps l'heure à laquelle on va rentrer. 

Alors, pour se promener en paix, elles en viennent parfois à préférer les grandes villes. Ou à faire plus attention à leurs déplacements : "On surveille tout le temps l'heure à laquelle on va rentrer. On se dit, il va faire nuit, non. Peut être qu'on sera suivies, peut-être qu'on saura où on habite."

Certaines personnes homosexuelles n’osent pas se montrer en couple, ou alors, avec beaucoup de précautions.  "L'insulte la plus commune dans une cour de récréation, c'est "pédé". Entendre des réflexions tous les jours, ça peut bousiller la tête. " confirme Philippe Bézier, vice-président de la GOM 53, l’association LGBT de Laval. 

La jeune femme reste optimiste. Se rendre visible, tenir la main de sa compagne dans la rue, c’est montrer aux jeunes concernés que c’est possible, d’aimer quelqu’un du même sexe, et que ce n’est pas anormal.

Ecoutez le témoignage d'une jeune Mayennaise lesbienne, recueilli par Emma Deunf