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Une mère de famille décédée début décembre, ses enfants l'apprennent deux semaines plus tard

La mère de Daniel Mahias, Jeannine, avait été hospitalisée début décembre dans un hôpital dans l'Eure. Elle y est décédée le 10 décembre. Mais lui et ses frères et sœurs n'ont été mis au courant que deux semaines plus tard.

Daniel Mahias a appris le décès de sa mère deux semaines après sa mort.
Daniel Mahias a appris le décès de sa mère deux semaines après sa mort. © Maxppp - Bradley de Souza

Quelques jours après avoir appris le décès sa mère, Jeannine Mahias, son fils Daniel raconte son histoire à France Bleu Normandie. "On a appris le décès de ma mère deux semaines après sa mort, la veille de Noël, c'est ma soeur qui a appelé l'Ehpad et on lui a dit que notre mère était décédée", raconte-t-il.

Des appels sans réponses ?

Jeannine Mahias était résidente d'un Ehpad dans l'Eure, mais elle était sous la tutelle de l'UDAF 27 (Union Départementale des Associations familiales). L'association défend notamment l'intérêt des familles, et les représente. Hospitalisée le 4 décembre dernier dans un hôpital du département, Jeannine Mahias y décède le 10 décembre. 

"Dès le 4 décembre et l'hospitalisation, nous avons laissé un message vocal sur le répondeur d'une de ses filles", affirme l'Ehpad. Au moment du décès de Jeannine Mahias, l'hôpital tente de joindre la famille. Et face à son manque de réussite, l'établissement contacte l'Ehpad qui essaie à son tour de joindre la famille, nous informe la direction de l'établissement d'accueil des personnes âgées. 

"On a reçu une carte avant Noël sur laquelle était inscrite une adresse d'une de ses filles. Une adresse différente de celle que l'on avait. On lui a écrit", affirme la direction de l'Ehpad, qui présente ses plus plates excuses aux enfants. "Mais on a contacté aussi la tutelle de Jeannine Mahias, l'UDAF, son représentant légal".

Les cendres dispersées dans le Val-d'Oise

"Personne, moi ou mes frères et sœurs, on est six en tout, personne n'a apparemment été mis au courant. Quand j'ai appris la nouvelle il y a quelques jours, j'étais dans le vide total. J'ai été obligé de chercher des renseignements par moi-même, de comprendre pourquoi personne ne nous a prévenu. Lorsque j'ai appelé l'UDAF, ils m'ont répondu qu'on n'était pas joignable", explique de son côté Daniel Mahias.

Après avoir passé quelques coups de téléphone, il se rend compte que sa mère a été incinérée, seule, sans famille. "Ses cendres ont été jetées dans le jardin des souvenirs à Saint-Ouen-l'Aumône, dans le Val-d'Oise. Les pompes funèbres, qui ont retardé l'incinération de quelques jours, ont appelé la tutelle, l'UDAF, qui leur a dit de lancer la procédure, d'incinérer ma mère en fonction du contrat d’obsèques qui a été fait". 

Daniel Mahias dénonce un dysfonctionnement au sein de l'UDAF. "Il faut qu'ils aillent beaucoup plus loin que le coup de téléphone, on est six ! J'ai pourtant bien reçu un courrier recommandé de l'UDAF, en un jour, me demandant de prendre un notaire pour les affaires de successions. C'est qu'ils peuvent le faire". 

Jeannine Mahias a donc été incinérée le 17 décembre, dans le plus grand secret, sans aucun membre de sa famille. "Psychologiquement, moralement, c'est ... elle était toute seule. On n'a pas pu l'accompagner, aller à l’incinération, on ne sait pas où elle est. Même pour faire le deuil, c'est impossible. Elle est partie toute seule", conclut son fils.

L'UDAF précise avoir pris contact avec les enfants

Contactée par France Bleu Normandie, l'UDAF, qui avait promis toute la transparence sur cette affaire, réagit ce lundi soir. "On a contacté cinq des six enfants sur leurs téléphones portables, et laissé des messages, y compris sur celui de Daniel. On a pris le soin de laisser des messages sur trois des numéros, les deux autres étaient des numéros non attribués", explique Jean-François Hofer, directeur général de l'UDAF 27.

"Le numéro de téléphone laissé par Daniel, et il nous l'a dit, était son numéro de téléphone professionnel. On ne sait pas s'il a donc écouté le message", poursuit le directeur général de l'UDAF 27. Quand à l'envoie de courrier après un décès, il précise "De façon humaine, on ne se voit pas d'envoyer un courrier sec notifiant un décès. On préfère appeler".

L'UDAF 27 précise avoir les mêmes coordonnées que l'Ehpad où résidait Jeannine Mahias. "Notre déléguée a même fait les pages blanches pour tenter de retrouver les enfants", insiste Jean-François Hofer.

Quant à la procédure de crémation, l'UDAF précise que l'association n'a pas pris la décision d'incinérer seule Mme Mahias. Tout était régi par un contrat obsèques que la défunte avait signée de son vivant ainsi qu'un magistrat.

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