Société

Une messe du 15 août sous haute surveillance au sanctuaire de Sion

Par Angeline Demuynck, France Bleu Sud Lorraine lundi 15 août 2016 à 18:53

Pendant la cérémonie, les forces de l'ordre se sont faites plus discrètes
Pendant la cérémonie, les forces de l'ordre se sont faites plus discrètes © Radio France - Angeline Demuynck

Plusieurs centaines de personnes ont assisté à la cérémonie de l'Assomption sur la colline de Sion. Un office étroitement encadré par les forces de l'ordre.

Sous un soleil éclatant, les fidèles se pressent devant la basilique Notre Dame de Sion. Pour la première fois, il leur faut ouvrir leur sac pour accéder au site sacré. Tout autour d'eux, des gendarmes équipés de gilets pare-balles veillent, l'arme à la main. Un dispositif important supervisé par le secrétaire général de la préfecture, Jean-François Raffy : "vu les actes qui ont été commis, que ce soit à Nice ou à Saint-Etienne-du-Rouvray, il faut qu'on soit en mesure de protéger nos concitoyens et d'intervenir le plus rapidement possible sur des manifestations susceptibles d'attirer des individus en mal d'actes criminels".

Chaque personne a été soumise à un contrôle des sacs à l'entrée du site - Radio France
Chaque personne a été soumise à un contrôle des sacs à l'entrée du site © Radio France - Angeline Demuynck

La cérémonie commence d'ailleurs par quelques explications. "Nous avons fait le maximum pour assurer la sécurité et nous sommes totalement dans la confiance", assure le père Jean-Paul Klein, le recteur du sanctuaire de Sion. Un dispositif rassurant pour le prêtre qui dit ressentir une certaine "inquiétude" parmi les fidèles.

Un dispositif rassurant pour le père Jean-Paul Klein

Les fidèles eux assurent ne pas avoir pensé au danger avant de venir : "on parlait du dispositif sur [le pèlerinage de] Lourdes , on se disait ici c'est Sion, personne ne connait, on va être tranquille, explique une paroissienne. C'est rassurant, mais en même temps c'est stressant car on se demande pourquoi ils sont là, on se dit qu'il y a peut être eu des alertes."

Un appel à la fraternité

La cérémonie s'achève sur un message de paix : "Marie peut être un pont et non un mur entre les gens. C'est la seule femme mentionnée dans le Coran, cela peut être un rapprochement", analyse le père Klein, après avoir rendu un hommage à son confrère normand Jacques Hamel, tué par deux djihadistes le 26 juillet dernier.

La messe du 15 août au sanctuaire de Sion

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