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Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Une militante de la LDH placée en garde à vue à Montpellier après une manifestation de gilets jaunes

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Par , France Bleu Hérault

Une militante observatrice de la Ligue des Droits de l'Homme de Montpellier a été placée en garde à vue lundi pour entrave à la circulation lors de la manifestation des gilets jaunes du 6 avril avant d'être relâchée. Elle sera jugée le 1er octobre prochain.

Guillaume est observateur pour la LDH comme la militante placée en garde à vue
Guillaume est observateur pour la LDH comme la militante placée en garde à vue © Radio France - Claire Moutarde

Montpellier, France

La Ligue des Droits de l'Homme dénonce "une garde à vue injustifiable".  Une militante de la LDH a été placée en garde à vue lundi matin à Montpellier pendant huit heures. Cette étudiante de 23 ans, titulaire d'un master en droit, était convoquée pour une audition libre. Camille Halut, observatrice lors des rassemblements de gilets jaunes, a finalement été placée en garde à vue jusqu'à 18h. Elle sera jugée le 1er octobre pour entrave à la circulation des véhicules lors de l'action des gilets jaunes sur l'autoroute au niveau des Prés d'Arènes à Montpellier le 6 avril. Les manifestants avaient arrêté les automobilistes quelques minutes. 

"Appelons un chat un chat : c'est de l'intimidation de la part du système judiciaire."

Pour Sophie Mazas, présidente de la LDH de l'Hérault, "cette garde à vue c'est de l'intimidation. Elle (ndlr : Camille Halut) n'a pas participé à la manifestation puisque notre rôle d'observateur nous astreint à la neutralité. Cependant, elle a été placée en garde à vue. Ce qu'on lui reproche, c'est ce qui a été fait par les manifestants, qui relèvent de leur responsabilité, alors qu'elle n'est qu'en mission d'observation. Nous allons continuer à faire nos observations."

Guillaume, lui-même observateur pour la LDH lors des manifestations de gilets jaunes, est encore plus motivé depuis cette garde à vue. Pour lui, il ne peut pas y avoir de confusion entre observateurs et manifestants. Il ne comprend donc pas que l'on reproche une entrave à la circulation des véhicules à sa camarade. "Pour être visible, on a une chasuble, un casque avec des logos LDH, et on se place sur les côtés ou contre un mur, pour ne pas faire obstruction aux forces de l'ordre. Aujourd'hui, il n'y a personne pour observer les pratiques policières de maintien de l'ordre".

Le fait que ce soit Camille Halut qui ait été convoquée n'est pas un hasard, selon Jean-Jacques Gandini, de la LDH. "C'est parce qu'elle est très en pointe pour voir ce qui se passe et pour documenter les situations qu'on pense qu'elle a été visée plus particulièrement que d'autres observateurs."

Vinci Autoroutes avait porté plainte, évaluant les dommages à 5.000 euros.