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Dossier : Coronavirus Covid-19

"Une minorité met en l'air la santé des gens !", la colère du chef du service des urgences du CHU de Nîmes

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Par , France Bleu Gard Lozère

Le professeur Emmanuel de la Coussaye, le chef du service des urgences et président de la CME du CHU de Nîmes est en colère. Il en appelle à la responsabilité citoyenne pour que tout le monde continue à respecter les gestes barrières.

Le Professeur Jean Emmanuel de la Coussaye,  chef de service des Urgences au CHU de Nîmes
Le Professeur Jean Emmanuel de la Coussaye, chef de service des Urgences au CHU de Nîmes © Radio France - Simon Cardona

Même si les indicateurs sanitaires s'améliorent légèrement, pas question de baisser la garde face à l'épidémie de coronavirus. C'est le message que veut faire passer le professeur Emmanuel de la Coussaye, le chef du service des urgences au CHU de Nîmes. Trente patients sont toujours hospitalisés en réanimation ce jeudi soir, certains dans un état très grave. "Il y a une diminution des entrées de patients suspects de Covid depuis dimanche, en revanche, la situation reste très critique en réanimation avec des malades qui sont jeunes.

Certains sont dans un état très grave, ils sont sous circulation extra corporelle pour avoir une oxygénation extérieure." Face à cette situation, le médecin exhorte tout le monde à la plus grande prudence. " Le Gard fait partie des départements d'Occitanie les plus touchés, le risque de contamination les uns envers les autres reste le même. Je crains ce qui s'est passé à la fin de la première vague. A partir du moment où on dit, ça va mieux, tout se relâche et on se dit que ça va repartir comme avant. La réponse est non.

"Une question citoyenne collective" 

Le seul moyen de se prémunir reste selon lui les gestes barrières. "C'est ce qui continuera à faire baisser le taux d'incidence du Covid dans le Gard. Celui qui ne le fait pas , il met en danger tout le monde. Il condamne les bars et les restaurants à être fermés. C'est une responsabilité collective, on l'a ou on ne l'a pas, ensuite il faut assumer."

Le professeur de la Coussaye se met en colère quand il évoque ceux qui ne veulent pas porter de masques. " Je suis colère car une minorité met en danger l'économie du pays et la santé des gens. Ça pénalise ceux qui ont tout fait pour respecter les gestes barrières. Le masque, c'est important, il protège.

Eviter la polémique pour la polémique 

Continuer à se protéger, c'est ce qui évitera une troisième vague selon lui. Le second enjeu, c'est la vaccination. " A un moment, il faut être raisonnable et éviter de partir dans la polémique pour faire de la polémique. A partir du moment où on nous propose une vaccination, il faut le faire parce que non seulement, on va se protéger, mais on va aussi protéger les autres. Là aussi, c'est un acte citoyen." 

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