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Société

Une mobilisation en hausse à Lille pour la manifestation contre la réforme des retraites

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Par , France Bleu Nord

Les rues de Lille noires de monde ce mardi après-midi pour la troisième journée de grève interprofessionnelle contre le projet de réforme des retraites. Les drapeaux orange de la CFDT ont fait leur apparition. Des violences ont éclaté en fin de journée entre manifestants et CRS.

Entre 11.000 et 30.000 personnes (selon les sources) ont manifesté à Lille ce mardi contre la réforme des retraites.
Entre 11.000 et 30.000 personnes (selon les sources) ont manifesté à Lille ce mardi contre la réforme des retraites. © Radio France - Willy Moreau

À une semaine de Noël, pas question pour eux de relâcher la pression. Entre 11.000 et 30.000 manifestants - selon la préfecture ou les syndicats -, ont défilé ce mardi à Lille contre la réforme des retraites. La CFDT a officiellement rejoint ce troisième rassemblement interprofessionnel, émaillé comme les deux précédents, par des violences entre manifestants et CRS. 

Cortège uni aux différentes revendications

Professeurs, cheminots, agents d'Enedis, facteurs, personnels hospitaliers : tous se sont donné rendez-vous à 14h30 à la Porte de Paris pour défiler, comme les semaines précédentes, dans le centre-ville de Lille. Le cortège s'est toutefois rallongé avec la présence de la CFDT en queue de manifestation. "Le gouvernement a franchi la ligne rouge en imposant un âge pivot injuste", s'insurge Michel Crépin, secrétaire général du syndicat dans les Hauts-de-France.

La CFDT rejoint pour la première fois le mouvement. - Radio France
La CFDT rejoint pour la première fois le mouvement. © Radio France - Willy Moreau

Cette nouvelle présence rassure Émilie Dooghe, professeure au lycée Valentine Labbé de la Madeleine et responsable SNES-FSU, sans pour autant lui faire oublier son objectif : "C'est très bien qu'il y ait une unité syndicale mais on n'est pas tous sur les mêmes mots d'ordre. Le SNES-FSU demande le retrait du projet et pas juste des aménagements"

Le syndicat enseignant SNES-FSU demande le retrait pur et simple du projet de loi. - Radio France
Le syndicat enseignant SNES-FSU demande le retrait pur et simple du projet de loi. © Radio France - Willy Moreau

En remontant la rue nationale, Christine, venue du Cambraisis, s'est mise en retrait et sèche quelques larmes : "On nous a gazés et on ne sait pas pourquoi. Devant moi, il y avait des vélos avec des enfants promenés par les parents, des poussettes aussi. Je trouve ça médiocre". Depuis quelques semaines, des manifestants dénoncent une répression des CRS.

Des heurts en fin de cortège

À Valentine Labbé, des professeurs ont mis en avant d'ailleurs des violences disproportionnées comme le rapporte Émilie Dooghe : "La semaine dernière, les élèves, à leur initiative, ont bloqué le lycée. Les CRS ont certes sommé les élèves de débloquer le lycée mais ensuite ils les ont gazés. Et sur certaines vidéos, on voit clairement nos élèves parfois de dos se faire gazer à bout portant par des CRS. Il ne faut pas oublier que ce sont des jeunes".  

La police de son côté dénonce des agressions en marge des manifestations. Un engin détonnant a été lancé sur eux vers midi devant la gare Lille Flandres avec "intention manifeste de blesser", selon le communiqué de la préfecture du Nord. Sur son compte Twitter, la police nationale du Nord dénombre cinq policiers blessés après cette journée. 

En fin de journée, les gaz lacrymogènes ont dispersé les manifestants pacifistes et électrisé les quelques 200 personnes restées pour en découdre avec les membres des forces de l'ordre. "Depuis le début, on n'arrive jamais à terminer notre parcours de manif normalement", constate, las, un manifestant. 

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