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Dossier : Coronavirus

Une Nancéienne raconte son accouchement au temps du coronavirus

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Par , France Bleu Sud Lorraine

Dans le contexte de l'épidémie de coronavirus, des mesures particulières sont prises pour les accouchements : les futurs papas notamment ne peuvent pas accompagner leur compagne à la maternité. Camille, une Nancéienne de 31 ans, a accouché mardi dernier à Nancy. Elle raconte son expérience.

Un mur de faire-parts de nouveaux-nés. Photo d'illustration.
Un mur de faire-parts de nouveaux-nés. Photo d'illustration. © Radio France - Guillemette Franquet

Camille a appris sur le site internet de la maternité que son mari ne pourrait pas l'accompagner lors de l'accouchement. "Evidemment, ç'a un peu augmenté mes angoisses à l'approche de l'événement, confie la nancéienne de 31 ans, qui a accouché de son premier enfant mardi dernier.On avait fait une préparation à l'accouchement de couple en plus, alors ç'a changé pas mal de choses!"

Mais la jeune femme comprend les mesures qui sont prises et s'adapte, en se préparant psychologiquement. 

Tout le monde portait un masque et des gants. Ma fille, le seul visage entier qu'elle connaît, c'est le mien !

Le jour J, Camille n'est pas testée au coronavirus à son arrivée aux urgences, mais on prend sa température, tout en vérifiant qu'elle ne présente aucun symptôme. Toutes les précautions sont prises. "Je n'ai jamais vu qui que ce soit le visage découvert. Tout le monde portait un masque et des gants. Ma fille, le seul visage entier qu'elle connaît, c'est le mien !", s'amuse la jeune maman.

Le plus difficile à supporter pour Camille, c'est l'absence du conjoint. Arrivée à la maternité à minuit, elle est seule jusqu'à 5h30 en salle de pré-travail. "J'ai l'impression d'avoir été très très seule, mais je sais que ce n'était pas le cas, admet la jeune femme. J'ai des flashs où je revois cette gentille sage-femme qui venait m'encourager de temps en temps mais j'étais incapable d'appeler donc entre ses visites, j'étais vraiment seule."

Aucune visite autorisée les jours suivant l'accouchement

Son conjoint est autorisé à la rejoindre pour la dernière heure de travail, en salle d'accouchement. "Il a été appelé au tout dernier moment par la maternité. C'était chouette qu'il soit là, pour lui et pour moi. On a pu partager ce grand moment d'émotion, confie Camille. Ils nous ont ensuite laissé deux heures tous les trois en salle de naissance."

Seulement deux heures car son mari était ensuite contraint de quitter l'hôpital : "C'était un déchirement quand il a dû lui dire aurevoir parce qu'il savait qu'il ne la reverrait pas avant au minimum 48h." Par précaution sanitaire, aucune visite n’est autorisée à la maternité les jours suivant l'accouchement. Si la santé le permet, des sorties anticipées sont possibles au bout de 48 heures.

Un accouchement, on l'imagine toujours d'une certaine manière et il ne se passe jamais comme prévu !

"Ce n'est clairement pas la meilleure période pour accoucher mais j'ai cru comprendre que de toute façon un accouchement, on l'imagine toujours d'une certaine manière et il ne se passe jamais comme prévu, s'amuse la jeune femme entre deux vidéos envoyées à son conjoint depuis l'hôpital. Ca reste un moment magique, je pense que ça nous paraîtra à l'avenir une parenthèse anecdotique dans la vie future qui nous attend."

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