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Dossier : Coronavirus Covid-19

Une nouvelle étape dans le déconfinement pour les Ehpad de Côte-d'Or

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Par , France Bleu Bourgogne

On franchit cette semaine une nouvelle étape vers le retour à un fonctionnement presque normal dans les Ehpad de Côte-d'Or. Certains établissements laissent un peu plus de possibilités aux familles de rendre visite à leurs proches après de longues et difficiles semaines pour tous.

Désormais, les proches ont accès aux chambres des résidents de l'Ehpad.
Désormais, les proches ont accès aux chambres des résidents de l'Ehpad. © Radio France - Tommy Cattaneo.

Cette semaine, les règles s'assouplissent en Ehpad ! Le port du masque chirurgical reste obligatoire, tout comme les mesures d’hygiène des mains ou encore le respect de la distanciation physique d’un mètre, mais désormais de plus en plus de visites peuvent se faire sans rendez-vous ni pré-inscription, avec toutefois des horaires à respecter et des circuits de circulation fléchés. 

Cet assouplissement devenait plus que nécessaire

Les résidents des Etablissements hospitaliers pour personnes dépendantes ont énormément souffert du confinement comme l'explique Jean-Paul Hélary, dont la belle mère est en Ehpad à Dijon. Pendant les deux premiers mois du confinement qui a débuté dès le 30 mars, le seul contact se limitait souvent au téléphone et ceux qui étaient habitués à avoir de la visite tous les jours, voire deux fois par jour, se sont retrouvés seuls isolés dans leur chambre. Les personnels ont fait le maximum pour être plus poches des résidents mais ça n'a pas remplacé le contact avec les familles. Certains se sont laissés mourir. 

Jean-Paul HELARY

La douleur amplifiée des décès pendant le confinement  

Ghislaine Mangione est triste et en colère contre les autorités du pays qui n'ont pas anticipé la crise. Pendant le confinement, elle a perdu son père qui allait très bien malgré ses 98 ans. Il s'est mis à beaucoup tousser et faute de test, il n'a pas pu être diagnostiqué Covid-19. Ce n'est qu'une fois envoyé au CHU, après avoir passé quelques jours dans un étage réservé aux malades au sein de l'Ehpad, qu'un test de dépistage a révélé qu'il était atteint du coronavirus. 

Ghislaine Mangione

Trois jours après, il a été envoyé dans un établissement de soins palliatifs dijonnais où elle a pu le voir la veille de son décès et parler avec lui. Ghislaine a aussi pu le voir le lendemain de sa mort. Une "chance" que beaucoup d'autres n'ont pas eu lorsque le décès est survenu en Ehpad ou à l'hôpital. Elle explique par ailleurs que dans l'établissement où séjournait sa papa, une infirmière touchée par le coronavirus et absente pendant deux mois, n'a pas reconnu les résidents tant le confinement les avait changés.

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