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Une nouvelle recrue pour la police scientifique de Guéret

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Par , France Bleu Creuse

La police de Guéret a accueilli une nouvelle recrue au sein de sa section scientifique. Encore en formation, Guillaume, 23 ans, est déjà très à l'aise avec les procédures de recherche d'indices.

La recherche d'empreintes partielles fait partie des prérogatives des policiers scientifiques de Guéret.
La recherche d'empreintes partielles fait partie des prérogatives des policiers scientifiques de Guéret. © Radio France - Sarah Calamand

Gants en latex, enveloppes scellées et lampe à ultra violets : il ne manque plus que des lunettes noires pour penser qu'un épisode de la série Les Experts se passe à Guéret. Mais en ce mercredi après-midi, il s'agissait d'un exercice proposé par ses formateurs à Guillaume, nouvelle recrue de la section scientifique. 

Pour l'occasion, le jeune homme doit analyser une voiture faussement volée. "J'ai remarqué des traces papillaires sur la vitre, je vais passer à la révélation avec la poudre", décrit Guillaume à ses formateurs. Il sort un espèce de pinceau magnétique, le plonge dans une boite de poudre noire, frotte la vitre de la portière... et presque comme par magie, trois empreintes de doigt apparaissent. 

Une passion d'enfant

"Ce que je préfère, c'est la recherche de traces papillaires", sourit Guillaume. C'est le nom scientifique des empreintes digitales partielles que tout un chacun laisse dès qu'un doigt se pose sur une surface. Dans la voiture, il a aussi trouvé un mégot de cigarette, précieux car contenant de l'ADN. Il pourra ensuite le comparer à une base de données nationale, où se retrouvent l'empreinte génétique de toutes les personnes placées en garde à vue. 

Lors de la comparaison entre les empreintes relevées et celles de la base de données, les policiers doivent trouver 12 points similaires manuellement.
Lors de la comparaison entre les empreintes relevées et celles de la base de données, les policiers doivent trouver 12 points similaires manuellement. © Radio France - Sarah Calamand

Guillaume effectue ses analyses étapes par étapes sans hésitation. A 23 ans, il connaît parfaitement les procédures de recherches d'indices. "Il faut se dire qu'au départ, dans mes études, j'étais complètement parti sur autre chose, raconte le jeune policier. J'ai d'abord fait de la psychologie, puis je me suis recentré, avec un diplôme en criminologie. Ça a vraiment réveillé une passion qui était là depuis l'enfance."

Après un concours à Bordeaux, il a reçu son affectation pour Guéret au mois de novembre 2020. Bientôt, il pourra officier seul sur une enquête, mais il termine pour l'instant sa formation auprès des deux autres agents de la police technique et scientifique (PTS) de Guéret. Leur expertise est utile sur la majorité des enquêtes de police. "Nous faisons beaucoup de cambriolages, de vols, liste Alexis, collègue et formateur de Guillaume. Nous intervenons sur des violences aussi, c'est très varié à Guéret." 

Lorsqu'un suspect est placé en garde à vue, les policiers de la section scientifique prennent ses empreintes digitales ainsi que son ADN grâce à un écouvillon frotté à l'intérieur des joues.
Lorsqu'un suspect est placé en garde à vue, les policiers de la section scientifique prennent ses empreintes digitales ainsi que son ADN grâce à un écouvillon frotté à l'intérieur des joues. © Radio France - Sarah Calamand

Une nouvelle recrue indispensable

Seule exception : les crimes. Si, sur une de leur intervention, ces experts creusois découvrent une arme, ou un quelconque indice reliant la scène à un crime, il relèveront les indices mais les conserveront pour l'enquête de la police judiciaire, qui sera alors saisie. Cette limite ne dévalue pas pour autant leur action, essentielle pour le commissaire Eric Gigou, directeur départemental de la sécurité publique de la Creuse. "C'est un outil indispensable pour récolter des preuves qui permettront à la justice de se prononcer, explique le commissaire. Moi, je tends évidemment pour le 100% de déplacements dans la mesure du possible." 

L'analyse des scènes de crime peut nous permettre d'établir des liens entre les affaires.

L'action de la police scientifique doit être minutieuse. Certains indices disparaissent très vite avec le temps, et s'ils ne sont pas relevés sur une première intervention, ils risquent d'échapper aux enquêteurs. Une pression importante, dons, sur les épaules de Guillaume et ses collègues.

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