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Une "pension Hitler" versée à d'anciens collaborateurs nazis en France

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass, France Bleu, France Bleu Lorraine Nord

L'affaire fait grand bruit depuis quelques jours: 2.033 personnes à travers le monde toucheraient toujours une pension pour avoir collaboré avec les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale sans avoir commis de crimes de guerre. 54 bénéficiaires vivraient en France et peut-être en Alsace.

Adolf Hitler devant le Reichstag en 1938 à Berlin.
Adolf Hitler devant le Reichstag en 1938 à Berlin. © AFP - Archives nationales

Ce sont les parlementaires belges qui ont mis sur la place publique les conséquences d'une loi votée en 1951 en Allemagne. Ce texte permet aux victimes de guerre allemandes de toucher une indemnité, mais il bénéficie aussi à d'anciens nazis ou collaborateurs étrangers du régime d'Adolf Hitler. A ce titre, 2.033 personnes à travers le monde reçoivent cette pension, alors qu'elles ont collaboré avec les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, sans toutefois avoir commis de crimes de guerre. En France, il y aurait 54 bénéficiaires, certains peut-être en Alsace, mais il n'y a pas de certitudes.

Les associations d'anciens incorporés de force alsaciens-mosellans refusent l'amalgame

Le problème, c'est que les autorités allemandes veulent rester discrètes et se refusent pour l'instant à préciser le profil des bénéficiaires de cette pension. D'anciens collabos, peut-être, voire des malgré-nous alsaciens-mosellans, comme l'ont prétendu certains hommes politiques français et belges ? Ce qui fait bondir dans les milieux des incorporés de force, car personne n'a entendu parler de cette pension. Une fois de plus, pour les associations d'anciens malgré-nous, on sous-entend que les incorporés de force étaient pro-nazis.

"Ces informations sont diffamatoires", proteste Jean-Laurent Vonau, historien du droit, spécialiste de l'incorporation de force, "ils mettent tout le monde dans le même sac. Laissez-nous accéder aux dossiers pour qu'on puisse en juger".

Paris a officiellement demandé des éclaircissements à Berlin, afin d'en savoir un peu plus sur les 54 bénéficiaires de l'"allocation Hitler" en France.

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