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Société

Yonne : une pension pour chiens façon "colonie de vacances" à Chevillon

dimanche 26 août 2018 à 4:05 Par Delphine Martin, France Bleu Auxerre et France Bleu

Un jeune couple a lancé « La Tanière », une pension canine à Chevillon (Yonne). Ici, pas de cages, les animaux jouent dehors et évoluent en meute.

La pension  "La tanière" existe depuis 2 ans.
La pension "La tanière" existe depuis 2 ans. © Radio France - Delphine Martin

Chevillon, France

C'est une solution de plus en plus courante pour garder ses animaux de compagnie pendant les vacances : les pensions canines. Il en existe une dizaine dans l’Yonne, mais "La tanière", celle créée il y a deux ans par Marine et Vincent Luczak, à Chevillon, propose un concept inhabituel. Ici, le credo, c’est la liberté et la collectivité.

Des vacances pour les chiens

Dans leur propriété de plus d'un hectare, ils peuvent accueillir jusqu'à 20 chiens. L'idée est de recréer un esprit de meute.  "Les chiens sont tous ensemble. Il n’y aura jamais de chien tout seul, ici. Quand vous avez une dizaine de chiens, il y a vraiment une meute, avec une hiérarchie qui se met en place. Les chiens un peu stressés, craintifs ou peureux vont se calquer sur les chiens les plus à l’aise. Et ça va être positif pour eux", explique Vincent Luczak. 

Le reportage de Delphine Martin

Vincent refuse d’ailleurs de parler de « garde » et préfère la notion de colonie de vacances : "On paye des vacances à son chien, ici. Toute l’année, il est tout seul, là il va profiter, avec ses copains". Pour Marine, il s’agit aussi de changer l'image des chenils : "On veut redorer le blason de la pension, c’est pour ça qu’on fait des petits chalets, qu’on fait des parcs de détente assez grands avec des activités en collectivité. On veut que les chiens soient aussi sociabilisés, parce que ça leur apporte beaucoup".

Avant d’accueillir un pensionnaire, il y a un petit test 

Avant de prendre un nouveau pensionnaire, il y toujours un petit essai, pour vérifier que l'animal est sociable. Un test d’une demi-heure, avec les maîtres de préférence. "Le test consiste à faire venir les gens avec leur chien, on fait des tests avec nos chiens. Des plus cools jusqu’aux plus dominants, pour voir comment ça se passe. Sachant que quand le maître s’en va, le chien se comporte toujours mieux", assure le spécialiste. "Et en plus, voir le lieux avant, ça rassure les maîtres", ajoute sa compagne. 

Les chiens jouent. Se chamaillent parfois, mais rien de grave. D'ailleurs, c'est normal, selon Vincent : "La bagarre fait partie de la vie quotidienne des chiens. Quand vous mettez des chiens en collectivité, c’est comme si vous mettez un enfant en colonie de vacances. Il peut revenir avec des bleus, des bosses. Il peut s’être un peu disputé. Alors oui, parfois entre les chiens, il y a des explications, mais ça ne dure pas longtemps, ce n’est pas méchant. Et de tout façon on surveille? Et si les chiens n'ont pas le même gabarit, on intervient ».  

Les maîtres sont en confiance et leurs chiens se sentent comme à la maison

C'est cette philosophie qui a séduit Emmanuel et Nathalie, qui viennent de Seine et Marne. Ils vont laisser leur berger australien de 4 ans, Django, pendant leurs vacances. Et ils sont soulagés. "D’habitude, on a toujours notre chien avec nous. Là, on part à l’étranger alors on ne peut pas faire autrement. Donc on a fait le tour des autres pensions, des chenils, et c’est l’horreur : des boxes de 5 mètres carrés en béton, avec des animaux qu'on sent malheureux. On a trouvé cette alternative et c’est merveilleux ! Ici, il y a un esprit de liberté, les chiens sont entre eux mais sont quand même coachés par Vincent. On va pouvoir partir l’esprit tranquille", expliquent-ils, tout sourire. 

"Le maître mot, c'est la meute" - Vincent Luczak

Même sentiment pour Sandrine et Christophe, un couple qui habite à Perreux, à quelques kilomètres. Leurs deux chiens sont maintenant des habitués. "Dès le départ, ça s’est super bien passé. On est en confiance. Les chiens sont ici comme à la maison. C’est un peu la garderie, comme pour les enfants ! "

Un projet professionnel mais aussi un projet de vie

Marine et Vincent se sont installés en Puisaye il y a deux ans, avec l’envie de proposer quelque chose qui leur ressemble. Après des études vétérinaires, Vincent s’est spécialisé dans la nutrition canine et l’éducation des chiens. Il a travaillé dans une SPA de région parisienne, est devenu cadre dans une grande entreprise de croquette de chiens, mais a tout quitté pour lancer ce projet. Marine, elle, était esthéticienne. Elle a changé de voie pour travailler avec les chiens. Et ils ne comptent pas s’arrêter là. Ils envisagent de lancer une chambre d'hôtes pour les touristes qui veulent prendre des vacances avec leurs chiens. 

La pension canine « La Tanière », à Chevillon, coûte 20 Euros par jour pour 1 chien, et 17 euros par jour et par chien à partir de deux animaux.