Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société
Dossier : La santé : un enjeu électoral 2017

Une pétition lancée contre les barquettes en plastique réchauffées à la cantine près de Toulouse

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

À Montastruc-la-Conseillère, près de Toulouse, ce sont des barquettes en plastique qui sont utilisées pour réchauffer les aliments servis aux enfants de l'école publique primaire. Certains parents s'en sont émus. La mairie, priée de s'expliquer, est pourtant dans son droit.

La cuisine centrale de Montastruc prépare 450 repas par jour
La cuisine centrale de Montastruc prépare 450 repas par jour © Radio France - Bénédicte Dupont

Montastruc-la-Conseillère, France

Peut-on, dans les cantines scolaires, se servir de barquettes en plastique sous vide réchauffées au four de remise en température ? C'est le débat qui anime en ce moment la commune de Montastruc-la-Conseillère, à vingt minutes au nord de Toulouse. La ville (3.500 habitants) dispose d'une cuisine centrale qui sert 450 repas par jour, ceux de l'école publique Vinsonneau. Si les petits ont droit à des plats en inox, les plats des grands sont en effet servis depuis des bacs en plastique réchauffés dans un four de remise en température. Une pétition circule depuis trois semaines sur Internet, lancée par l'association indépendante des parents d'élèves (AIPE) de Montastruc. Elle a recueilli pour l'heure 160 signatures. Ça n'est pas énorme, mais le débat soulève la question écologique et sanitaire.

REPORTAGE EN UN CLIC (1'14") devant l'école de Montastruc, Bénédicte Dupont

Confusion entre certaines études scientifiques et les préconisations publiques

La cuisine centrale se trouve à côté de la maternelle Vinsonneau mais à un kilomètre de l'école élémentaire, située dans le centre-bourg. La mairie a procédé au remplacement des récipients plastique par de l'inox pour les plus petits, un investissement chiffré entre 30.000 et 40.000 euros. En revanche, pour les élèves du CP au CM2, les plats sont livrés à la cantine satellite dans des bacs en plastique puis réchauffés au four.

Les plats sont conditionnés dans du plastique, fermés hermétiquement et chauffés dans ces contenants-là. Beaucoup d'études scientifiques prouvent le danger que cela représente pour la santé car il y a transmission d'éléments nocifs. Mais il y a un temps de latence politique - Sophie, parent d'élève membre de la "commission cantine", à l'initiative de la pétition

Sophie, membre de l'AIPE fait partie de la "commission cantine" qui a demandé il y a deux ans que le plastique soit remplacé par de l'inox. En tant que parent, elle paie 6 euros le repas de sa fille, le prix fort car elle est extérieure. Les autres familles, Montastrucoises elles, paient entre 1,30 et 4,30 euros le repas, sous conditions de revenus. D'autres parents sont moins vindicatifs. La fille de Fabienne est en CM2, elle mange goulûment ce qu'on lui sert à la cantine. Mais Fabienne, en bonne cuisinière maison a tout de même signé la pétition "Disons que je n'étais pas au courant avant d'être informée par la pétition. Et on ne connaît pas vraiment les conséquences sur la santé."

Sophie une parent d'élève de l'AIPE "Il est prouvé que l'usage du plastique chauffé était nocif pour la santé"

La plupart des parents sont au courant de la pétition mais le sujet n'émeut pas tout le monde. - Radio France
La plupart des parents sont au courant de la pétition mais le sujet n'émeut pas tout le monde. © Radio France - Bénédicte Dupont

La mairie dans les clous

La mairie l'affirme, la plupart des autres collectivités, Toulouse par exemple, utilisent aussi du plastique dans leurs cantines. Pour Catherine Enjalbert l'adjointe au maire chargée du scolaire et de la petite enfance, Montastruc suit scrupuleusement les consignes de l'Etat et de l'Agence Régionale de Santé. "J'ai été infirmière puéricultrice en crèche, je peux vous dire que si les autorités vous ordonnent de retirer tel biberon ou tel tapis de sol, vous le faîtes. La préfecture nous a encore confirmé cette semaine que nous respections les recommandations". D'ici trois ou quatre ans, l'école primaire sera délocalisée et les barquettes plastiques abandonnées. Le maire (LR) de Montastruc affirme que s'il achetait maintenant des contenants en inox, ils ne seraient pas réutilisables.

Notre matériel est parfaitement valable, aucun loi ne l'interdit. Si nous avons mis de l'inox en maternelle, ça n'est pas pour préserver la santé des enfants mais pour éviter le gaspillage de plastique, 10.000 gobelets jetables qu'on ne peut pas réutiliser. Nous avons commencé une démarche environnementale. — Michel Anguille, maire de Montastruc

Michel Anguille le maire "Tout est parfaitement légal et contrôlé par les autorités"

Michel Anguille le maire (à gauche) y voit une manœuvre politique. - Radio France
Michel Anguille le maire (à gauche) y voit une manœuvre politique. © Radio France - Bénédicte Dupont

La cuisine centrale emploient sept personnes, les deux cantines satellites six personnes. L'école privée Sainte-Thérèse comme le lycée l'Oustal font eux appel à un prestataire privé, Sodexo. Et le collège Georges Brassens dispose de sa propre cantine.

  - Aucun(e)
-

Durant toute la durée des campagnes pour l’élection présidentielle et les législatives, France Bleu a choisi de ne pas relayer de sondage sur son site internet. Fidèle à son image de proximité, France Bleu donne la parole au plus grand nombre au travers des reportages réalisés sur le terrain par les rédactions des 44 locales du réseau France Bleu.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu