Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Une pétition nationale pour défendre la liberté de faire l'école à la maison

-
Par , , France Bleu Vaucluse

Les professionnels de l'enseignement à distance sont très inquiets et se mobilisent pour sauver la liberté de faire l'école à la maison. Ils craignent d'être victimes du projet de loi sur les séparatismes rendant la présence à l'école obligatoire dès 3 ans. Ils ont lancé une pétition en ligne.

250.000 élèves ont eu recours à l'instruction à domicile ces 10 dernières années
250.000 élèves ont eu recours à l'instruction à domicile ces 10 dernières années © Radio France - Gaëlle Fontenit

Un secteur d'activité dans l'inquiétude : celui des entreprises spécialisées dans l'enseignement à distance, anciennement appelé cours par correspondance. C'est la dernière intervention du président Macron, présentant le projet de loi sur les séparatismes qui les a plongé, eux, les élèves et leurs familles dans l'angoisse pour l'avenir. Le chef de l'Etat souhaite rendre la présence à l'école obligatoire dès 3 ans pour lutter contre les séparatismes. Les professionnels de l'enseignement à distance sont vent debout, car l'instruction en famille (autorisée par la Loi Ferry de mars 1882) y est pointée du doigt et assimilée aux dérives de l'intégrisme religieux. 

Une pétition en ligne recueille plus de 75.000 signatures 

Les professionnels de "l'instruction en famille" se sentent discriminés ; ils rappellent que leurs structures sont contrôlées par l'État ; qu'ils défendent au quotidien les valeurs de la République et que leur seule priorité est l'intérêt supérieur de l'enfant. Aujourd'hui, ils se mobilisent via une pétition nationale qui a déjà recueilli plus de 75.000 signatures ! Ils demandent à être reçus par le chef de l'Etat dans l'espoir de parvenir à "sauver la liberté de faire l'école à la maison."   

En Vaucluse comme ailleurs des familles voient rouge ! Reportage d'Isabelle Gaudin

Cyril Métreau responsable de communication des Cours PI : "Chacun peut en faire un usage à un moment donné"

Cyril Métreau responsable communication des Cours PI : "On n'impose pas de rythme à l'enfant"

Les établissements privés d'enseignement à distance à l'initiative de cette pétition : les Cours PI, Hattemer Aacademy, Les Cours Legendre à Distance, les Cours Sainte-Anne, l'Ecole Ker Lann, les Cours Valin et les Cours Griffon.  Tous soulignent que "la plupart des questions posées à l'instruction en famille peuvent aussi interroger l'institution scolaire." Ils réaffirment leur volonté de travailler "en étroite collaboration avec leur Ministère de tutelle, l'Éducation nationale."

"Mon mari est mort brutalement, je ne sais pas comment on s'en serait sorti si on n'avait pas pu faire l'école à la maison".

Dans le Vaucluse, depuis son discours sur les séparatismes le 2 octobre, les parents qui ont choisi de faire l'école à la maison sont en colère. Céline estime que déscolariser ses enfants, lui a permis de sauver sa famille. J'ai perdu mon mari brutalement il y a quelques années dans un accident du travail, mes enfants avaient 7 et 9 ans. J'ai décidé de les déscolariser et de partir en voyage. Cela nous a sauvés. Avec le recul, je ne sais pas comment on s'en serait sorti si on n'avait pas pu faire l'école à la maison", estime Céline. 

"C'est inenvisageable pour moi de remettre mes enfants au collège, surtout pour mon garçon. Depuis qu'il fait l'école à la maison, il a retrouvé le sourire." - Émilie

À Caumont-sur-Durance, Émilie a pris une disponibilité pour faire l'école à la maison à ses trois enfants de 4, 11 et 12 ans. Elle considère qu'elle n'a pas eu le choix. "C'est ma fille qui a commencé à suivre des cours du CNED. En 5e, elle s'est retrouvée très seule, en décalage par rapport aux autres.

Ensuite, c'est mon fils de 11 ans. Il est précoce, à très haut potentiel et dysorthographique. Au collège, il était l'objet de moqueries et de harcèlement. Il rentrait en pleurs tous les soirs. On n'a pas eu le choix que de le retirer du collège", se souvient-elle. 

Alors quand Emmanuel Macron a parlé de supprimer l'école à la maison, Émilie n'en a pas dormi pendant plusieurs nuits. "C'est inenvisageable pour moi de remettre mes enfants au collège, surtout pour mon garçon. Depuis qu'il fait l'école à la maison, il a retrouvé le sourire. Je suis terrorisée à l'idée que les annonces du Président entrent en vigueur". 

Céline et Emilie ont signé la pétition lancée par les professionnels de l'instruction en famille pour demander le maintien de l'école à la maison.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess