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Société

Une pétition pour sauver le site archéologique du Cailar en Petite Camargue

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Gard Lozère
Le Cailar, France

Une pétition en ligne vient d'être lancée contre un projet de lotissement au Cailar en Petite Camargue. Quatorze lots situés au centre de ce village de près de 2.500 habitants. Un lotissement qui remettrait en cause un site archéologique de première importance.

Au 6e siècle avant J.C., le Cailar était un port
Au 6e siècle avant J.C., le Cailar était un port - Réjane Roure, FP Le Cailar

Ça fait presque 20 ans que Réjane Roure, enseignant-chercheur en archéologie et maître de conférences à l'université Paul Valéry à Montpellier, mène des fouilles au Cailar. Des fouilles qui ont permis de mettre au jour un ancien port lacustre du VIe siècle avant J.C. "C'était un comptoir fortifié donc il y a un rempart qui est le plus ancien du Gard à l'heure actuelle puisqu'on sait depuis les fouilles de cet été qu'il date du milieu du VIe siècle avant J.C. C'était le point d'arrivée de toutes les marchandises d'origine méditerranéenne. C'est un site qui donne aussi beaucoup d'informations sur l'évolution du paysage parce qu'on a mis en évidence que c'était un port qui ouvrait sur la lagune, comme le port d'Aigues-Mortes à l'époque médiévale.

Une partie des objets trouvés au Cailar sont visibles au musée de la Romanité à Nîmes. " Un ensemble tout à fait exceptionnel d'armes gauloises du IIIe siècle avant notre ère, liées à la pratique guerrière des têtes coupées. Une découverte qui a même fait l'objet d'un article dans le Washington Post ! "

Préserver le site dans une optique patrimoniale

Les fouilles pourraient s'arrêter là si le lotissement prévu est construit. Ophélie Laboury-Barthez, qui habite au Cailar, s'y oppose. Cette chef d'entreprise vient de lancer une pétition en ligne pour que le projet ne voit pas le jour. Elle a également déposé un recours gracieux contre le permis de construire. 

"On ne s'oppose absolument pas à l'arrivée de nouvelles personnes. Mais on ne les met pas n'importe où, n'importe comment. Même si le PLU le permet, il faut que ça soit fait avec intelligence et cohérence. On laisse une porte ouverte au maire pour lui dire vous avez tous les éléments en main d'où ce recours gracieux. S'il persiste dans l'erreur, il y aura un recours juridique.

Ophélie Laboury-Barthez a lancé une pétition en ligne

Le maire attend de nouvelles preuves de la richesse du site

Le maire, Joël Téna, se défend. C'est la précédente équipe municipale qui a voté le PLU tel qu'il existe aujourd'hui. Le projet de lotissement a également été revu à la baisse. On est passé de 27 lots à 14. Le permis a été instruit en prenant en compte les remarques faites par les services archéologiques suite aux premières fouilles. 

"Ils interdisent les maisons avec des fondations pour éviter qu'elles ne touchent les fouilles. Ils interdisent aussi les piscines enterrées. Si les nouvelles fouilles prévues en 2020 mettent en évidence des vestiges plus riches, il appartiendra aux services de l'Etat de prendre les décisions appropriées. Je m'y plierai .

Il précise que le recours gracieux est en cours d'analyses pour savoir s'il est recevable ou pas. 

Joël Téna, le maire du Cailar

Déjà plusieurs centaines de signatures

Pour Ophélie Laboury-Barthez comme pour Réjane Roure, il serait impensable que ce site ne soit pas préservé. "C'est l'idée de préserver ce patrimoine pour des mises en valeur ultérieures. Un patrimoine remarquable qu'il serait dommage de cacher par une quinzaine de maisons alors qu'il y a un potentiel de développement économique et touristique extrêmement important avec pourquoi pas la mise en place d'un musée de la Camargue gardoise.

Réjane Roure, enseignant-chercheur en archéologie

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