Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Une prison d'un nouveau genre en projet à Montpellier quartier Euromédecine

lundi 1 octobre 2018 à 15:47 Par Marie Ciavatti, France Bleu Hérault et France Bleu

Le quartier Euromédecine à Montpellier accueillera bientôt un centre pénitentiaire destiné aux détenus en fin de peine. Un établissement de 150 places. Ce projet novateur a pour but de préparer au mieux la réinsertion sociale et professionnelle.

Cette structure d'accompagnement vers la sortie va s'inspirer d'exemples récents comme le quartier de semi liberté de Gradignan
Cette structure d'accompagnement vers la sortie va s'inspirer d'exemples récents comme le quartier de semi liberté de Gradignan © Maxppp -

Montpellier, France

On appelle ça une structure d'accompagnement vers la sortie (SAS), en clair une prison qui prépare la réinsertion des détenus en fin de peine. L'un de ces établissements d'un genre nouveau verra le jour à Montpellier d'ici 2022 dans le quartier Euromédecine / Puesch Villa, sur un terrain de 6.000 mètres carrés mis à disposition par la Métropole.

Une nouvelle génération de centre pénitentiaire

Ce centre, rattaché à la prison de Villeneuve-lès-Maguelone, sera réservé aux détenus en fin de peine ou condamnés à des peines courtes (moins d'un an). Un établissement de 150 places, encadré par 80 agents, qui donne la priorité à l'éducation, la formation professionnelle, ou aux activités comme le sport. Tout pour préparer le retour à la vie au dehors. 

Pour ce projet, on ne parle plus de cellules mais de chambres individuelles. Pas de murs d'enceinte infranchissables, pas de miradors, ni même d'un filin anti-hélicoptère. Le bâtiment devra s'intégrer au quartier. Il y aura tout de même un périmètre de sûreté sera mis en place afin d'éviter les éventuelles nuisances pour le voisinage.

Accessible aux intervenants et aux familles

"Il est placée en zone urbaine parce qu'il faut un lieu accessible aux partenaires de la réinsertion que sont Pôle Emploi , l'Education nationale, les services sociaux détaille le Préfet Pierre Pouëssel. Il est à quelques centaines de mètres du tram. Cela va demander un travail d'explication auprès des habitants mais c'est un lieu destiné à des détenus réinsérables, au profil particulier." Si les prisonniers manifestent des écarts de conduite, ils risquent d'ailleurs l'exclusion du programme et le renvoi vers leur prison d'origine. 

"La sécurité passe aussi par la réinsertion."

Montpellier a été l'une des premières villes à candidater pour accueillir ce type de structure. "C'est sûr que c'est plus facile de construire une école ou une bibliothèque, ironise le maire de Montpellier Philippe Saurel. Mais là, c'est une réalisation particulière parce qu'elle est ciblée sur la réinsertion. Pour assurer la sécurité, il ne faut pas que la répression avec plus de policiers, il faut plus de prévention et de réinsertion." 

Une réponse à la surpopulation carcérale

Coût de l'investissement : 12 millions d'euros à la charge de l'État. Les plans seront présentés dans un an, la construction débutera en 2020 pour une ouverture deux ans plus tard.

Ces 150 places supplémentaires vont aussi permettre de soulager un peu les autres établissements. À Béziers comme à Villeneuve-lès-Maguelone, la surpopulation carcérale atteint les 150%.