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Société

Une quarantaine de personnes manifestent contre le projet d'usine de méthanisation de Bourgogne-Fresne

samedi 29 septembre 2018 à 23:05 Par Victorien Willaume, France Bleu Champagne-Ardenne

Une quarantaine de personnes se sont rassemblées sur un rond-point entre Bazancourt et Pomacle ce samedi. Elles protestent contre le projet d'usine de méthanisation de Bourgogne-Fresne, qui selon eux va accentuer le défilé des camions dans la zone et dégager des odeurs gênantes.

L'association d'opposants à l'usine Méthabaz compte environ 150 membres de 7 communes différentes.
L'association d'opposants à l'usine Méthabaz compte environ 150 membres de 7 communes différentes. © Radio France - Victorien Willaume

Pomacle, France

"Méthabaz nous gaze." C'était l'un des slogans de la manifestation de ce samedi matin, sur un rond-point entre Bazancourt et Pomacle, dans la Marne. Environ 40 opposants au projet d'usine de méthanisation Méthabaz se sont réunis. Ce sont des habitants des communes alentour : Pomacle, Bourgogne, Fresne-lès-Reims, Boult-sur-Suippes, etc. 

Le projet d'usine en question, imaginé par un groupe d'agriculteurs, et porté par le groupe Engie, devra permettre de transformer 36 000 tonnes de déchets agricoles par an, pour en faire du biogaz. Sébastien Almagro dirige l'association d'opposants à Méthabaz. 

Il assure qu'ils n'ont rien contre l'industrie betteravière ou la méthanisation : "Nous voulons juste pouvoir tous cohabiter. L'industrie betteravière fait des emplois. Mais les gens ont aussi le droit de pouvoir vivre paisiblement. Un camion toutes les deux minutes pendant la nuit comme c'est déjà le cas actuellement, c'est difficilement supportable.", assure-t-il. 

Les odeurs, le défilé des camions et la pollution sont les principales craintes des manifestants vis-à-vis de la future usine. - Radio France
Les odeurs, le défilé des camions et la pollution sont les principales craintes des manifestants vis-à-vis de la future usine. © Radio France - Victorien Willaume

Viviane habite à Bourgogne-Fresne, tout près de l'endroit où l'usine doit s'installer. Elle aussi craint le défilé des camions, sans oublier les odeurs et la pollution. Elle souhaite qu'un autre emplacement soit choisi pour installer l'usine. "Il y a un terrain qui a été proposé par les dirigeants de l'association, situé à 1,5km des maisons, ce qui est mieux que les 550 mètres prévus. Mais apparemment les porteurs du projet ne veulent pas entendre raison et on ne sait pas pourquoi.", explique-t-elle.

"Accepter les contraintes de la campagne"

Pour rassurer ces opposants au sujet du passage des camions, un projet de déviation a été mis en avant. Cette déviation irait de Pomacle jusqu'à la départementale 966, mais les riverains n'y croient pas vraiment, comme le détaille Sébastien Almagro : "Pour avoir deux kilomètres de déviation, il a fallu attendre 25 ans. Nous pensons que pour les 5km restants, il faudra hélas beaucoup de temps. On nous indique que d'ici 4-5 ans il y aura quelque chose, néanmoins nous voulons être surs que tout soit fait le plus vite possible." 

Patrick habite Fresne-lès-Reims, il fait partie des manifestants. Pour lui ce projet d'usine ne va faire qu'augmenter les nuisances qui existent déjà pour les habitants de cette zone agro-industrielle : "On nous dit : vous êtes a la campagne, donc il faut accepter les contraintes de la campagne. Nous ces contraintes on les a acceptées, comme les moissons. Un mois dans l'année, on subit la poussière partout. On subit aussi les épandages. Le soir quand il fait 35 degrés on ne peut pas ouvrir les fenêtres car il y a des odeurs. Maintenant on parle d'usine de méthanisation... c'est quoi la suite ? On se dit qu'on subit déjà assez de contraintes !", assure-t-il.

Si aucune avancée n'est obtenue, ces manifestants se disent prêts à organiser de nouveaux rassemblements dans les prochaines semaines. 

De son côté le Président du Conseil départemental de la Marne Christian Bruyen assure qu'une déviation sera belle et bien mise en place pour soulager les habitants de cette zone industrielle. Les travaux débuteront en 2019, selon lui. 

  - Radio France
© Radio France - Eric Turpin