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Dossier : Coronavirus Covid-19

Une rentrée scolaire masquée dans la Drôme et en Ardèche, comme ailleurs en France

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

La rentrée des classes s'est déroulée ce lundi matin avec un protocole sanitaire réévalué. Parents et enfants s'adaptent. À Valence, dans la Drôme, le port du masque pour les enfants de plus de six ans semble plutôt respecté.

Véra, 7 ans, fera sa première journée masquée à l'école.
Véra, 7 ans, fera sa première journée masquée à l'école. © Radio France - Willy Moreau

Un masque avec des petits cœurs pour Véra et des écritures grises pour Vito. Ces deux jeunes Bourcains de 7 ans et 10 ans ont fait leur rentrée des classes ce lundi matin comme 12 millions d'élèves en France. Leur père, Loïc s'est habitué, bon gré mal gré, au nouveau protocole sanitaire dans les écoles. 

Un protocole démesuré ? 

Après les annonces du gouvernement la semaine dernière, Loïc a dû se rendre dans plusieurs pharmacies de l'agglomération valentinoise pour trouver des masques pour ces enfants : "C'est un peu déstabilisant mais, de toute façon, on doit s'habituer à ce qu'il se passe. Pour les petits, ça me paraît malgré tout démesuré. On sait que les jeunes enfants sont des petits vecteurs du virus"

Le père de famille estime malgré tout que ce protocole a dû être difficile à mettre en place. Trois rassemblements de parents ont eu lieu ce lundi matin en Ardèche, dont Chassiers et Saint-Paul-le-Jeune. C'était le cas également à Saint-Michel-de-Chabrillanoux où se trouvait Sébastien, père de deux filles en élémentaire et au collègue. Il critique un protocole "fait à la va-vite". Avec une trentaine de parents, il s'est rassemblé devant l'école du village ardéchois ce lundi matin pour contester le port du masque obligatoire pour les enfants de plus de six ans. 

"Ma fille au collège porte le masque depuis le mois de mai et elle le vit assez mal. Elle n'a pas fait sa rentrée ce matin parce qu'elle n'en peut plus. Ce qu'on demande à l'Éducation nationale, c'est un principe de précaution. Le personnel, les copains sont masqués. Ils ne peuvent pas jouer avec les amis. On n'a pas envie d'attendre les premiers effets nocifs sur nos enfants", explique-t-il. 

Un risque pour la santé ?

Au-delà des risques psychiques ou psychologiques, ce qui inquiète d'autres parents, c'est tout simplement la transmission du virus. Ce lundi matin, sur France Bleu Drôme-Ardèche, Carine mère d'un élève du lycée Algoud-Laffemas à Valence s'est exprimée : "J'ai déposé mon fils devant l'établissement et je vois que c'est bondé devant le lycée. Les enfants discutent et fument sans masque. Au niveau des gestes barrière, je pensais que davantage de contrôles allaient être effectués"

"Au sein du lycée, les élèves portent le masque, précise le directeur académique de la Drôme, Pascal Clément. Je crois qu'il y a un travail de pédagogie à mettre en place en dehors des établissements. Il faut que les temps d'échange entre les lycéens se fassent à l'intérieur du lycée dans le respect des règles sanitaires". Qu'ils soient convaincus ou pas par le nouveau protocole, les parents semblent en tout cas d'accord sur un point : il fallait maintenir cette rentrée des classes pour les enfants

Quand au corps enseignant, occupé ce lundi par la cérémonie d'hommage au professeur Samuel Paty, des voix divergent. Aucun rassemblement ou manifestation n'est prévu ce jour selon des sources syndicales contre le nouveau protocole sanitaire. Cela dit, le respect de la distanciation physique sera difficile à mettre en place selon Stéphane Moulin, professeur d'histoire-géographie à Montélimar et membre du syndicat SNES-FSU. "On a l'impression d'un immense improvisation", souffle-t-il. 

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