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Une cinquantaine de demandeurs d'asile expulsés du squat Bonnard à Montpellier

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Une cinquantaine de personnes ont été évacuées ce jeudi matin du "squat Bonnard" à Montpellier, du nom de la rue ou se situe le bâtiment qu'ils occupaient depuis un an et demi. Quatre familles et une quinzaine de demandeurs d'asiles issus de divers pays africains ont été expulsés.

3 familles albanaises, une famille pakistanaises et une quinzaine de demandeurs d'asile africains vivaient dans le "squat Bonnard" 3 familles albanaises, une famille pakistanaises et une quinzaine de demandeurs d'asile africains vivaient dans le "squat Bonnard"
3 familles albanaises, une famille pakistanaises et une quinzaine de demandeurs d'asile africains vivaient dans le "squat Bonnard" © Radio France - Guillaume Roulland

L'opération a commencé ce jeudi vers 9h et s'est achevée à 11h. De nombreux policiers, des pompiers ainsi que les services de la protection civile de l'Hérault ont investit la rue Bonnard, derrière le jardin des plantes de Montpellier, afin de déloger une cinquantaine de personnes qui depuis un an et demi, squattait un immeuble de deux étages abritant d'anciennes chambres pour étudiants ou femmes seules.

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Un bâtiment destiné à accueillir bientôt, une fois rénové, une résidence pour jeunes travailleurs.

Un jugement en date du 3 avril 2019 du tribunal d'instance de Montpellier, avait octroyé un délai de 6 mois aux occupants pour quitter les lieux.  Mais le prolongement de la trêve hivernale lié à la crise sanitaire leur a permis de bénéficier d'un long sursis.

Le squat de la rue Bonnard © Radio France - Guillaume Roulland

Quatre familles (trois familles albanaises et une famille pakistanaise), plusieurs personnes isolées (dont une quinzaine de demandeurs d'asile africains) ont ainsi été priées de quitter les lieux, comme la fin de la trêve hivernale pouvait le laisser supposer. L'opération s'est déroulée dans le calme, sans aucun incident.

Au total, ce sont 17 femmes et 34 hommes (dont 5 mineurs) qui ont été expulsés ce jeudi matin.

Une vingtaine d'entre eux vont maintenant être hébergés quelques jours dans des hôtels, comme la loi oblige l'Etat à le faire. Mais cette mesure n'est que provisoire. Les associations craignent qu'après, ces personnes se retrouvent de nouveau dans la rue.

Une dizaine d'autres (7 albanais, 2 moldaves et un algérien), des demandeurs d'asile ayant été déboutés de leur demande, ont été pris en charge par les services de la police aux frontières.

La Cimade, par l'intermédiaire de son délégué national pour le Languedoc Roussillon, s'est rendue sur place. 

"Le dispositif d'accueil des demandeurs d'asile étant toujours sous-dimensionné dans l'Hérault, ces personnes n'avaient pas d'autres choix que de vivre dans ce squat"' a déploré Christophe Perrin. 

"Mettre des gens à la rue, alors que la crise Covid n'est toujours pas terminée, cela me semble un peu léger. Quelque soit leur situation administrative, peut-on réellement les laisser dans cette situation ? C'est une simple question d'humanité" a t'il conclut.

Christophe Perrin, délégué national de la Cimade pour le Languedoc Roussillon © Radio France - Guillaume Roulland

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