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Une usine zéro plastique et zéro déchet à Carpentras

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Par , France Bleu Vaucluse

C'est un objectif à faire pâlir la grande distribution qu'une entreprise du Vaucluse s'apprête à remplir Juste Bio, à Carpentras, qui commercialise des fruits secs, sera bientôt une usine sans déchet polluant. Brune Poirson, secrétaire d'État à la Transition écologique y était invitée ce vendredi.

Juste Bio a même reçu la visite de brune Poirson secrétaire d'État à la transition écologique et solidaire.
Juste Bio a même reçu la visite de brune Poirson secrétaire d'État à la transition écologique et solidaire. © Radio France - Jade Peychieras

Sur la chaîne d'emballage, pour empaqueter les amandes et autres noix de cajou, du carton, du papier recyclé, et bientôt plus du tout de plastique. Juste Bio, une société de 75 salariés située à Carpentras (Vaucluse) qui commercialise des fruits secs en supermarché, sera d'ici le 1er janvier 2020 une usine sans rejet de plastique ni aucun déchet polluant. Mais comment est-ce possible ? "On s'est dit qu'on allait d'abord enlever tout ce qui n'était pas nécessaire dans l'emballage, affirme Franck Bonfils, le fondateur de Juste Bio. Pour commencer, tout ce qui est vendu en supermarché peut l'être en vrac. Pour notre irréductible gamme de sachets conditionnés, on a tout simplement cherché à remplacer le plastique par du bio-plastique".  

Du bio-plastique biodégradable et compostable

Stéphanie Falanga du service recherche et développement a ainsi travaillé sur le projet pendant deux ans avec son équipe. "Il s'agit de cellulose à base de pâte à papier et d'amidon de maïs", détaille-t-elle en pointant du doigt ce qui ressemble comme deux gouttes d'eau à un sachet en plastique. "On l'a mis dans le compost et effectivement, il se dégrade. Au bout de neuf semaines il commence à se fragmenter et au bout de 24 semaines il a complètement disparu". Le sachet est donc biodégradable. Restait à prouver qu'il était compostable. 

"On a ensuite fait un test de croissance d'une plante, qui a fonctionné, poursuit Stéphanie Falanga. C'est un test d'éco-toxicité pour vérifier qu'il n'y a pas trop de résidus de métaux lourds, qui empêcheraient les plantes de pousser". 

Sauf que Franck Bonfils n'a pas voulu s'arrêter en si bon chemin. "Prenons l'étiquette du carton, continue le fondateur de l'entreprise, elle était embêtante car pas très bio, avec sa colle. Nous avons fait le choix de l'enlever et d'inscrire les informations directement sur le carton. Mais là encore, j'étais embêté par l'encre polluante. Nous avons donc investi dans une machine laser qui n'utilise pas d'encre pour écrire. Même principe pour le scotch : nous avons acheté une machine qui ferme les cartons avec de la colle végétale. Restait le film plastique pour faire tenir les palettes. Nous travaillons maintenant avec une entreprise qui nous fournit des filets d'origine végétale". 

Même à la fontaine à eau, le "zéro déchet" s'est fait une place chez Juste Bio : plutôt que d'utiliser des gobelets en plastiques, des mugs personnalisés au nom de chaque employés sont suspendus à un clou. Petit à petit, l'objectif se rapproche : Juste Bio aura totalement éliminé ses déchets polluants d'ici 2020.

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