Société

Une vague de solidarité pour les réfugiés se dessine en Drôme Ardèche

Par Florence Gotschaux, France Bleu Drôme-Ardèche samedi 12 septembre 2015 à 5:59

© Max PPP - Max PPP

Alors que le ministre de l'Intérieur organise ce samedi une réunion avec les maires de France, les associations d'aide aux réfugiés constatent une certaine prise de conscience dans l'opinion.

Bernard Cazeneuve reçoit 600 maires et représentants de communes, ce samedi, à Paris. Le ministre de l'Intérieur veut évoquer avec eux les modalités d'accueil des réfugiés. La France s'est engagée à recevoir environ 30.000 personnes en deux ans (24.000 en 2 ans, qui s'ajouteront aux 6.000 migrants dont l'accueil était déjà acté avant l'été). Encore faut-il déterminer les conditions de cet accueil, pour les communes et les associations qui bien souvent les soutiennent.

Des associations qui sentent une évolution des mentalités, sur la question des "migrants" de toutes origines. Un frémissement dans les consciences.

Les associations caritatives reçoivent des appels de particuliers voulant aider

Les appels se multiplient dans les locaux de ces associations. Aider, c'est possible, bien sûr. Certains proposent d'accueillir des réfugiés chez eux, d'autres veulent faire un don. La diffusion de la photo du petit garçon syrien, mort échoué sur une plage a fait l'effet d'un électrochoc, assure Jean-Jacques Bosc, le directeur général du Diaconat Protestant, qui gère l'accueil des demandeurs d'asile dans la Drôme.

Des Drômois et Ardéchois expriment leur solidarité avec les réfugiés

L'ALDA, l'association Accompagnement Par le Logement en Drôme Ardèche, propose à ceux qui le souhaitent de devenir le référent d'une famille pour l'aider dans ses démarches administratives, notamment. Ou encore de verser une petite somme mensuelle qui, ajoutée à d'autres, permettra de payer le loyer d'un logement où sont hébergés des familles. L'ALDA, héberge 20 familles, mais une trentaine restent sans solution à Valence. Et actuellement, une minorité seulement est syrienne. "Cet accompagnement est nécessaire. Pour les Syriens, comme pour les autres", confie le vice-président de l'ALDA, le Dr Luc Gabrielle.

Jean-Jacques Bosc espère que l'élan de solidarité ne s'essoufflera pas, car l'accompagnement doit se poursuivre encore après l'urgence.

De son côté, le Réseau Education Sans Frontière de Privas,  en Ardèche, a reçu plusieurs appels de maires qui envisagent un accueil sur leur commune et demandent de l'aide et des conseils.

Contacts :

Diaconat Protestant: 04.75.78.29.30 / www.diaconat26-07.org

Association Alda, Accompagnement par le logement en Drôme Ardèche : alda.association@gmail.fr

RESF Réseau Education Sans Frontière à Privas : resf07@gmail.com / www.educationsansfrontieres.org