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VIDÉO - Contrat du manager général de l'USO : "j'assume tout", répond le président du club Philippe Boutron

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Orléans

Le manager général du club de foot orléanais, Anthar Yahia, touche une prime sur la revente de joueurs de l'USO. Cette disposition ne semble pas illégale mais elle est assez peu répandue dans le foot car elle pose le problème d'un conflit d'intérêts. Pas du tout, se défend le président Ph. Boutron.

Philippe Boutron, président de l'USO, et Anthar Yahia, manager général
Philippe Boutron, président de l'USO, et Anthar Yahia, manager général - JC Magnenet/AFP-Eric Malot/Maxppp

France Bleu Orléans a eu accès à des informations concernant le contrat signé par Anthar Yahia avec l'US Orléans (Ligue 2) : le manager général du club touche une prime sur la revente des joueurs, ce qui est habituellement l'apanage des agents sportifs. 

Selon nos informations, lors de sa première année au club, en 2017, Anthar Yahia a perçu une prime de 5% sur chaque vente de joueur, comme le stipulait le contrat signé avec l'USO. Un avenant signé en janvier 2018 fait évoluer les choses : désormais, le manager général touche "un intéressement annuel sur la balance globale du trading joueurs". En clair, chaque année, à l'issue des deux mercatos (été et hiver), Anthar Yahia perçoit 8% de la différence entre la vente et les achats de joueurs.

Or, la politique de l'USO, depuis plusieurs saisons, est de ne pas payer pour le recrutement de joueurs. Cette disposition installe le doute quant à la possibilité d'un conflit d'intérêt. L'intérêt sportif du club n'entre-t-il pas en conflit avec l'intérêt financier du manager ? Pourquoi l'US Orléans a-t-elle signé une telle clause ?

L'exemple Yannick Gomis

L'USO a, par exemple, vendu Yannick Gomis au RC Lens à l'été 2018. Selon nos informations, Anthar Yahia a donc perçu un pourcentage de la somme reçue par le club sur cette vente, mais aussi cet été, à l'occasion du transfert de l'attaquant sénégalais de Lens à Guingamp. 

Cette pratique est-elle légale ?

Nous avons posé la question à deux experts en droit du sport. Un ex préparateur physique du FC Istres qui percevait une prime d'intéressement sur chaque transfert de joueur, a bien obtenu gain de cause devant la Cour d'appel d'Aix-en-Provence, en octobre 2017. Mais cette décision des prud'hommes était plus basée sur le respect du contrat que sur le fond.

Et selon les experts interrogés par France Bleu Orléans, la clause de l'US Orléans est malgré tout "assez peu répandue dans le milieu du foot", justement à cause de cette suspicion de conflit d'intérêts. Interrogée à ce sujet, la Ligue de football professionnel refuse de s'exprimer sur ce dossier, en l'absence des dispositions exactes du contrat du manager général orléanais.

Anthar Yahia : un manager général critiqué

La révélation de ces informations intervient dans un contexte de tensions internes importantes au sein de l'US Orléans : Didier Ollé-Nicolle, l'entraîneur, est en conflit ouvert avec Anthar Yahia. Il reproche, notamment, à l'ex capitaine de la sélection nationale algérienne, de ne pas avoir tenu compte de ses attentes en terme de recrutements. 

Une partie des supporters orléanais critiquent également un recrutement jugé insuffisant cet été. Ils pointent un groupe trop inexpérimenté pour la Ligue 2, du fait des arrivées à l'intersaison : Correa, Ba, Thill, Keita, Marchadier, Lambese, Luzayadio, Soumaré... Les "tauliers" Le Tallec, Ziani, Bouby, Monfray, Cissokho, eux, sont partis (fin de carrière ou de contrats) ont été "remplacés" par de jeunes joueurs issus du niveau amateur.

Autre information révélée par France Bleu Orléans : Anthar Yahia touche les mêmes primes de matchs que celles perçues par le staff technique de l'USO, "dans le cadre de sa participation active à la vie de l'équipe première"

Philippe Boutron, invité de France Bleu Orléans, ce lundi soir

"Je trouve absolument scandaleux que des gens puissent divulguer des documents confidentiels", s'est défendu Philippe Boutron, invité de l'émission Tribune 100 % USO, ce lundi 23 septembre. "Je sais pertinemment qui est derrière ça : un élu en mal de reconnaissance, qui cherche à exister à tous les niveaux, un ex collaborateur revanchard dont la spécialité est de diffuser des documents confidentiels, et un membre actif du club qui a de grandes ambitions pour lui-même" a dénoncé Philippe Boutron, la voix tremblante, visiblement ému, sans citer ces trois personnes. 

Un trio qui veut nuire au club (Philippe Boutron)

"Ce trio, depuis plusieurs mois, ne cesse de _vouloir nuire au club_, ils sont en train d'y parvenir, je le déplore fortement, ils sont même allés jusqu’à contacter des repreneurs pour le club. Je tiens à préciser que le club est une société anonyme privée et ne peut être à vendre que si les actionnaires le décident : les gens qui ont fait ça manquent un peu d'informations !" dénonce Philippe Boutron. Le président de l'USO apporte son soutien à Anthar Yahia, manager général de l'USO : "je suis très peiné pour lui, il a fait beaucoup pour le club et a beaucoup aidé à remonter en Ligue 2"

Une clause légale selon le président de l'USO

Enfin, Philippe Boutron s'est défendu sur le contrat avec son manager général : "cette clause du contrat n'a rien d'exceptionnel, on fait ce que font beaucoup d'autres clubs en France". Avant d'ajouter, "que ce soit clair, j'assume absolument tout ce qui s'est fait dans le club, y compris le recrutement."

Le président de l'USO, le 23 septembre 2019
Le président de l'USO, le 23 septembre 2019 © Radio France - Antoine Denéchère
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