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Pourquoi le projet d'usine géante de batteries a peu de chance de voir le jour à Rodez

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Par , France Bleu Occitanie

Alors que la Bosch continue de perdre des emplois, le projet d’une usine de batteries avec plus de 2.000 employés a redonné un peu d’espoir au bassin. Mais visiblement, le site de Rodez aurait déjà en partie été écarté.

La nouvelle société Verkor ambitionne de créer une des plus grandes usines de batterie d'Europe à l'horizon 2023-2024.
La nouvelle société Verkor ambitionne de créer une des plus grandes usines de batterie d'Europe à l'horizon 2023-2024. - Verkor

Le projet de l’entreprise grenobloise Verkor fait beaucoup parler depuis quelques semaines à Rodez. Il s’agit d’une usine de plus d’un kilomètre de long sur un kilomètre de large, où vont travailler 2.500 salariés. Un site capable de répondre aux besoins enbatteries électriques des constructeurs du sud de l’Europe (France, Italie, Espagne) à l’horizon 2023-2024. Un projet que les élus de l’agglomération ruthénoise, et notamment le maire Christian Teyssèdre, ont présenté comme étant le dossier pouvant compenser les difficultés de la Bosch. Un vote a même eu lieu lors du conseil d’agglomération du jeudi 9 février pour permettre l’achat d'une centaine d'hectares à Onet-le-Château. 

Cette "gigafactory", soutenue entre autres par Schneider Electric et qui pourrait travailler pour Renault, représente un investissement de 1,6 milliard d'euros. De quoi donner des ailes à des élus aveyronnais. Mais ce projet est très très loin d'aboutir. 

Ce qui est sûr, c’est que l'agglo de Rodez a été sur les rangs pour cette giga-usine. Les élus ont rencontré les contacts de Verkor. Et un des arguments de la cité aveyronnaise a été le savoir-faire de Bosch et de ses salariés. Mais Olivier Dufour, un des fondateurs de Verkor, nuance. "On travaille depuis plus d'un an à la sélection d'un giga site. Un très grand site industriel capable de recevoir une très grande usine et à très court terme. On a identifié une quarantaine de sites en France, Italie et Espagne. Et nous avons sélectionné sept sites en France dans une seconde liste.

Pourquoi le projet ne se fera sans doute pas à Rodez. Explications Sandrine Morin.

Rodez pas dans la deuxième short-list ? 

Ce qu’on sait aussi via le ministère de l’Industrie, c’est qu’aucun site occitan ne ferait partie des sept sites retenus, que Rodez, sans autoroute et sans grosse infrastructure ferroviaire, ne pourrait pas correspondre. Enfin, que le terrain envisagé par l’agglo n'est pas du tout adapté pour une telle usine dit Jean-Louis Chauzy, le président aveyronnais du CESER, le Conseil économique de la région Occitanie. "Verkor exige 70 hectares tout de suite et le double en 2024. Rodez parle d'un terrain qui ne lui appartient pas. Il faudra exproprier des agriculteurs. Et puis il faudrait classer ces terrains Seveso haut. C'est le niveau de Lubrisol à Rouen et  d'AZF à Toulouse. Je pense que nous sommes sur le terrain d'un échec retentissant."  

On devrait connaitre la réponse assez vite, la gigafactory doit être construite dans moins deux ans, en 2023. 

Dossier très politique 

Un dossier évidemment très politique alors que le maire de Rodez Christian Teyssèdre et Carole Delga, la présidente de Région, sont à couteaux tirés à quelques mois des régionales. Cédric Belledent est le responsable SUD de la Bosch. Il est très prudent sur ce dossier et ne veut pas que les difficultés de son entreprise soient instrumentalisées. Il y a finalement peu de rapport entre la gigafactory et la Bosch, dit-il.  "La seule question qui nous est venue, c'est que Bosch pourrait avoir des liens avec ce projet. Et notre direction n'a pas confirmé de discussions avec cette start-up. Qui ne tente rien, n'a rien. S'il y a 5% de chances d'aboutir, il faut les prendre. Mais c'est juste un effet d'annonces, c'est lamentable. En plus, le projet a été lié avec nous, Bosch. Non. Nous ne comptons pas aller travailler là-bas. Nous tenons à Bosch à Rodez, c'est notre combat." 

Cédric Belledent est le responsable SUD de la Bosch

Le maire de Rodez, Christian Teyssèdre, explique qu'il ne peut et ne veut pas s'exprimer sur ce dossier qui est sensible et "confidentiel". La présidente de Région, Carole Delga, explique qu’elle a été sollicitée sur le dossier mais qu’elle ne veut pas donner de faux espoirs aux Ruthénois. Elle estime également que Rodez ou Bosch pourraient travailler avec Verkor dans un second temps, pour de la sous-traitance par exemple. 

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