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"On va avoir un accident" : des élus réclament de nouveaux arrêts de cars scolaires dans l'Indre

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Par , France Bleu Berry

Plusieurs communes de l'Indre poussent un coup de gueule contre la Région Centre-Val de Loire. Ils veulent plus de dessertes de cars. Mais les règles sont très strictes.

Transports scolaires, photo d'illustration
Transports scolaires, photo d'illustration © Radio France - Hajera Mohammad

Dans l'Indre, des maires et élus locaux haussent le ton. Ils dénoncent la dégradation de la qualité de service des transports scolaires. Depuis la rentrée de septembre 2017, la Région Centre-Val de Loire a récupéré la compétence du transport des collégiens. Elle impose des règles strictes : aucun arrêt supplémentaire s'il n'y a pas au moins deux élèves et s'il n'y a pas moins de deux kilomètres de distance avec une desserte déjà existante. Plusieurs demandes ont donc été rejetées. Un non-sens pour les familles et les élus.

La crainte d'un accident pour des enfants

Parce que les parents travaillent ou parce qu'ils n'ont pas de voiture, certains enfants doivent aller par leurs propres moyens jusqu'à l'arrêt de car le plus proche. "Est-ce qu'il est raisonnable de demander à des enfants de marcher pendant près de deux kilomètres au bord d'une route départementale ? Pendant l'hiver ? Sous la pluie ? C'est inconcevable, c'est inimaginable surtout quand les bus passent devant chez eux", s'agace Christian Robert, président de la communauté de communes Val de Bouzanne. Cinq demandes d'arrêts pour 10 enfants ont été refusées sur les communes de Gournay, Tranzault, Montipouret et Buxières d'Aillac

Ce que redoutent les élus et les familles, c'est un accident. Didier Guénin, le maire de Buxières d'Aillac, pense au cas d'une mère de famille. "Son gamin va devoir faire près de 2 kilomètres sur une départementale large de 4,50 mètres. Les bords, il n'y a que des fossés et des herbes hautes. Et ça, en tant que maire, je ne peux pas le tolérer", prévient-il.

En plein hiver, l'enfant risque de prendre le bus mais en pleine tête

"Ce qui m'énerve, c'est que les camions passent au porte-à-porte et s'arrêtent. Mais on ne peut pas prendre un enfant. On marche sur la tête. On privilégie la rentabilité des transports au détriment de la sécurité et de la vie des enfants", ajoute Didier Guénin. 

Autre cas qui peut laisser songeur, une famille de six enfants à Montipouret. "Ces gens ont demandé d'avoir un arrêt devant chez eux car le car passe juste devant leur propriété, dans le sens normal de la circulation et de l'itinéraire. Mais la Région a refusé. C'est aberrant, il n'y a aucune raison de refuser", s'indigne Marie-Christine Mercier, maire de la commune.

La situation n'est pas meilleure à Gournay. Un enfant doit traverser une départementale très fréquentée. "Le seul moyen est de traverser en courant. Ça n'est pas du tout sécurisant pour les enfants. Si c'était mon enfant, je ne voudrais même pas le mettre à cet arrêt", explique le maire Philippe Bazin. "La famille demande de créer un arrêt qui a existé pendant trente ans. On n'arrive pas à faire plier la Région. Il faut qu'elle se remette un peu en question. On a proposé de construire un rond-point pour aider le car à faire demi-tour", ajoute-t-il.

Une question d'attractivité pour des territoires ruraux

Pour les élus locaux, avoir davantage d'arrêts de cars scolaires, c'est un atout pour un territoire rural. La situation actuelle n'est pas tenable. "Les parents se sentent délaissés, abandonnés. On nous a même dit que certains ne se seraient pas installés s'ils avaient su que la situation était si difficile", alerte Christian Robert, président de la communauté de communes Val de Bouzanne. "C'est un frein à notre attractivité. Les communes et la communauté de communes engagent des frais conséquents pour ouvrir des crèches, des centres de loisirs. Mais la Région stoppe tous nos efforts avec ce genre de situations. C'est pour ça qu'on combat violemment", ajoute-t-il.

Le député Les Républicains de l'Indre Nicolas Forissier a écrit un courrier au président de la Région Centre-Val de Loire pour demander plus de souplesse. 

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