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Société

Vacances solidaires : quand des familles côte-d'oriennes accueillent un enfant de plus à la maison

mercredi 30 août 2017 à 18:40 Par Anne Pinczon du Sel, France Bleu Bourgogne et France Bleu

Depuis sa création il y a 70 ans, le Secours Populaire met en lien des enfants défavorisés et des familles qui se proposent de les accueillir pendant les vacances. Une expérience vécue par cinq familles côte-d'oriennes cet été.

Léo a accepté de partager tous ses jouets avec Prince le temps d'une semaine
Léo a accepté de partager tous ses jouets avec Prince le temps d'une semaine - DR

Côte-d'Or, France

Le dispositif " Familles de vacances " a été lancé par le Secours Populaire il y a 70 ans. Il était en perte de vitesse en Côte-d'Or, mais il a été relancé récemment. Cet été, cinq familles ont pu accueillir pendant quelques jours, un enfant du département qui n'a pas la chance de partir en vacances.

Mélanie est une jeune maman de Marcilly-sur-Tille. Elle a deux garçons de 6 et 3 ans, et c'est en entendant l'une de ses collègues raconter son expérience qu'elle a décidé de contacter le Secours Populaire. " Ils sont venus à la maison, ils m'ont posé des questions sur mes motivations, ils ont visité la maison, et puis tout de suite, ils m'ont dit qu'ils pensaient à un petit garçon en particulier " raconte t-elle. Ce petit garçon, c'est Prince, 6 ans, qui vit à Quetigny et qui est donc venu passer une semaine de vacances à Marcilly.

Rétablir la confiance

Pour que le séjour se passe au mieux, le Secours Populaire prend le temps de rencontrer les familles qui veulent accueillir un enfant et celles qui veulent confier le leur. C'est le rôle de Martine et de sa collègue Nicole : " on prend vraiment le temps de visiter le logement notamment, on s'assure que les conditions d'accueil sont sûres, qu'il n'y a pas de danger particulier " D'autant que si les familles d'accueil sont nombreuses, il y a encore des réticences de la part de celles qui pourraient confier leur enfant à des inconnus. " Il faut rétablir la confiance, explique Martine, il y a eu les attentats, on entend parler de maltraitances, alors on travaille beaucoup là-dessus, l'idée c'est qu'il y ait un vrai lien qui se tisse. " Le Secours Populaire demande par exemple aux familles d'accueil de fournir un casier judiciaire vierge, organise avant le séjour une rencontre entre les deux familles, et laisse évidemment le temps de la réflexion.

La semaine a été enrichissante, et pas seulement pour le petit garçon qu'on a accueilli

Et ceux qui ont accepté l'expérience ne le regrettent pas. " Un enfant qui vit à la campagne est parti au bord de la mer avec un couple de retraités. Il a même fait du cheval ", raconte Martine. Mais pour devenir famille de vacances, pas besoin de promettre monts et merveilles. Mélanie par exemple a emmené Prince au cinéma, au parc d'attraction, " et puis une chose toute bête, il n'avait jamais fait de balançoire. Il a pu en faire pendant une semaine dans le jardin. " Pour cette jeune maman qui est prête à renouveler l'expérience, la semaine a été très enrichissante, " et pas seulement pour Prince, qu'on a accueilli. C'était enrichissant pour moi aussi, mon mari, mes enfants. L'aîné par exemple a beaucoup de mal a prêter ses jouets, et là pendant une semaine avec Prince, il l'a fait sans problème. Depuis qu'il est parti, il nous parle tout le temps de lui. "

Je pense à ce petit garçon qui n'a aucun jouet, et à mes enfants qui en ont beaucoup trop

Les familles de vacances accueillent les enfants bénévolement. Pour Mélanie, " c'est comme si j'avais un troisième enfant à la maison pendant une semaine, je n'ai fait aucune différence entre mes fils et Prince. " Mais le petit garçon a laissé une trace de son passage : " dans notre entourage, on ne ressent jamais un tel fossé, là c'était surtout sur les jouets, je pense à cet enfant qui n'a pas de jouets, et à mes enfants qui en ont beaucoup trop. C'est pas possible un tel décalage. " Du coup, la famille a décidé de faire un grand tri. Et de donner une partie des jouets à une association " parce que les miens ne jouent pas avec, alors que d'autres enfants rêveraient de les avoir. "