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Violences policières, vaccin, revalorisation du Smic, ski : ce qu'il faut retenir de l'interview Jean Castex

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Par , France Bleu

Invité chez nos confrères de BFM TV ce mercredi, le Premier ministre Jean Castex est revenu sur les récentes violences policières, sur le déploiement du vaccin contre le coronavirus en France ou encore sur la revalorisation du Smic.

Jean Castex lors d'une session de questions au gouvernement, le 1er décembre 2020.
Jean Castex lors d'une session de questions au gouvernement, le 1er décembre 2020. © Maxppp - Vincent Isore

Jean Castex, invité sur BFM TV ce mercredi, a fait une série de déclarations, en lien ou non, avec le déconfinement en France. 

Sur les violences policières

En pleine contestation contre la proposition de loi sur la sécurité globale, et alors que plusieurs affaires de violences policières ont choqué jusqu'en haut lieu, Jean Castex a indiqué mercredi n'être "pas défavorable" à ce qu'une personnalité indépendante prenne la tête de l'IGPN, l'Inspection générale de la police nationale. 

La possibilité d'une réforme de l'IGPN fait partie des pistes de travail données par le chef de l'Etat au gouvernement, qui doit soumettre ses recommandations "d'ici une quinzaine de jours", selon Jean Castex.

Jean Castex dit vouloir être "intraitable sur le respect par ces mêmes forces de sécurité des lois de la République et de la déontologie". Il a aussi plaidé pour un "meilleur encadrement" des forces de l'ordre en se disant lui aussi "très choqué" par les images récentes du passage à tabac d'un producteur de musique par des policiers.

La commission indépendante mise en place par le Premier ministre fera également des "propositions sur les relations entre la presse et les forces de sécurité", alors que plusieurs journalistes ont récemment subi des violences policières.

"Je le dis à vos confrères (journalistes, ndlr), ils peuvent compter sur moi, ils peuvent compter sur la majorité parlementaire, ils peuvent bien sûr d'abord compter sur le président de la République pour préserver et conforter la liberté de la presse", a-t-il insisté.

"La liberté de la presse, la liberté d'informer, c'est sacré, affirme le Premier ministre. Je constate que des gens se sont émus de [la rédaction de l'article 24]. Ils y ont vu des intentions que nous n'avions pas. Mon rôle c'est de prendre acte que nous n'avons pas été compris et de réécrire, de reconcerter, d'apaiser".

Par ailleurs, le premier ministre assure que le préfet de police de Paris Didier Lallement et le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin ont "toute sa confiance".

Sur le vaccin

Alors que le vaccin Pfizer/BioNTech vient d'être autorisé par le Royaume-Uni et sera déployé dès la semaine prochaine outre Manche, la France a "précommandé de quoi vacciner 100 millions de personnes", affirme ce mercredi le Premier ministre. "Encore faudrait-il que le plus possible de Français acceptent de se faire vacciner". 

Sur le ski et le sport en général

En ce qui concerne le ski, dont les remontées mécaniques sont toujours fermées en France, le gouvernement envisage de mettre en place une période d'isolement de sept jours pour les Français qui seraient allés skier à l'étranger pendant les fêtes, avec des contrôles aléatoires aux frontières de l'Espagne et de la Suisse, a affirmé le Premier ministre Jean Castex, pour dissuader les Français "d'aller se contaminer dans les stations" de ski des pays limitrophes. "C'est à la main des préfets", précise-t-il et "cela ne concerne pas les travailleurs transfrontaliers".

Le chef du gouvernement a précisé qu'il aurait préféré "une harmonisation européenne" sur la question de l'ouverture des stations de ski, mais que si la France, l'Italie et l'Allemagne se sont "alignées" sur une fermeture, "les Espagnols et les Suisses à ce jour ne s'orientent pas vers ces décisions" : "C'est leur droit mais je vais continuer à protéger mes concitoyens en les empêchant d'aller se contaminer", a-t-il insisté, ajoutant qu'il s'agissait aussi de rétablir "un principe d'équité vis-à-vis des gestionnaires des stations de ski françaises".

Le Premier ministre Jean Castex a aussi indiqué que les spectateurs ne seraient pas de retour dans les stades "avant le 15 décembre". 

S'agissant des salles de sport, fermées depuis le mois d'octobre, le Premier ministre a confirmé qu'elles ne pourraient pas rouvrir leurs portes "avant le 20 janvier", comme l'avait annoncé Emmanuel Macron le 24 novembre. Ce mardi, la fédération de rugby a annoncé la reprise des entraînements amateurs sans contact. 

Sur la revalorisation du Smic

Le salaire minimum ne sera "vraisemblablement" pas revalorisé cette année au-delà de ce que recommande le groupe d'experts sur le Smic, soit "entre 1% et 1,2%", a indiqué mercredi le Premier ministre : il n'y aura "pas de coup de pouce au Smic, vraisemblablement pas"

Le gouvernement s'en tiendra à l'avis des experts. Le rapport remis mardi à la ministre du Travail Elisabeth Borne préconise de s'en tenir à la revalorisation automatique du salaire minimum, estimée à environ 1%. Ce sera donc "quelque chose entre 1% et 1,2%, on n'a pas encore arrêté la décision", a précisé le Premier ministre.

"Compte tenu de la conjoncture, (ce) sera quand même une hausse qui évidemment n'est pas merveilleuse, mais pas négligeable non plus", a-t-il ajouté. Fin novembre, l'inflation était en hausse de 0,2% sur un an selon l'Insee. Le groupe d'experts estime qu'une hausse de 1% garantirait "une hausse du pouvoir d'achat supérieure à l'an passé", lorsque le Smic avait été revalorisé de 1,2%, sans coup de pouce, pour 2,3 millions de bénéficiaires.

Le salaire minimum s'établit actuellement à 1.219 euros net mensuels.

Sur les offices religieux

"J'ai proposé une jauge de six mètres carrés par personne jusqu'au 15 décembre", a indiqué le Premier ministre Jean Castex ce mercredi. Aucune décision n'est encore prise, affirme-t-il cependant, et la règle des 30 personnes par office, annoncée par Emmanuel Macron le 24 novembre, est encore en vigueur.  

"J'ai bon espoir qu'on arrivera à prendre un accord équilibré", a assuré Jean Castex, évoquant un possible assouplissement pour la messe de Noël par exemple.

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