Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Vaccination contre le coronavirus : à Rennes, les chasseurs de doses s'impatientent

-
Par , France Bleu Armorique

La vaccination contre le Covid-19 s'accélère un peu plus chaque semaine avec l'arrivée de nouvelles doses. Les vaccinodromes viennent d'ouvrir en Bretagne. A Rennes, non prioritaires, quelques chasseurs de doses font le pied de grue à la sortie des centres.

Panneau indiquant un centre de vaccination
Panneau indiquant un centre de vaccination © Radio France - Olivier Estran

A moins d'une heure de la fermeture, devant le stade Robert Poirier de Rennes, mains dans les poches, quatre personnes s'approchent de la porte d'entrée du site transformé depuis une semaine en centre de vaccination. "Si vous venez pour les doses restantes, on n'en a pas ce soir," lance une femme. Malgré les masques, la déception se lit sur les visages.

On veut partir en vacances au mois de juin.

Depuis quelques jours, tous les soirs, un petit groupe de personnes vient tenter sa chance devant le stade. "On arrive du centre de vaccination du Liberté en centre-ville. Il n'y avait aucune possibilité. On est pressé d'être vacciné. Nous sommes enseignants et notre Président de la République nous a promis des vaccins pour la mi-avril, mais on attend toujours," souligne ce couple d'enseignants âgés d'une quarantaine d'années. "L'objectif c'est de pouvoir partir en vacances au mois de juin et j'ai peur que d'ici là nous ne soyons pas vaccinés. On tente notre chance et on va la tenter encore plusieurs fois ailleurs," raconte une quadragénaire venue avec un voisin de Saint-Grégoire. 

Ici, personne ne veut prendre la place de personne mais seulement éviter de perdre des doses qui ne seraient pas utilisées. "J'ai 50 ans et il n'est pas question de passer avant quelqu'un d'autre. Je dois aller voir mon père qui est malade et habite en Hongrie mais je ne peux pas sans vaccin. Le temps est long. Je préfère qu'une dose me soit injectée plutôt que de finir à la poubelle," raconte une autre "chasseuse de vaccin". 

Objectif : ne perdre aucune dose

Personne ne pourra bénéficier de vaccin. Ce soir, il ne restait que trois doses et elles vont être réparties parmi les personnels qui font tourner le centre de vaccination. 

"Nous avons entre 1% et 2% de gens qui ne se présentent pas au rendez-vous, mais dans le même temps il y a quelques petits dysfonctionnements avec le système Doctolib. Des gens arrivent avec une convocation mais ne sont pas sur nos listes," explique Louis-Marie Daoudal, le directeur adjoint du service départemental d'incendie et de secours d'Ille-et-Vilaine. "Quand il nous reste quelques doses, nous vaccinons en priorité les personnels qui font fonctionner le centre de vaccination, essentiellement les sapeurs pompiers qui sont éligibles à la vaccination."

Dans d'autres centres, des rendez-vous peuvent être avancés de quelques heures. "De toute façon il y a tellement de demande qu'on sait que les rendez-vous vont être remplis," confirme un médecin à la retraite. "Il m'est arrivé de rester jusqu'à 20h30 parce qu'on avait appelé des gens pour ne pas perdre de dose."

Choix de la station

À venir dansDanssecondess