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Vaccins : "Je ne crois pas que l'on sera prêt avant la mi-janvier", selon le médecin d'un Ehpad du Loiret

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Par , France Bleu Orléans

Alors que le gouvernement souhaite lancer la campagne de vaccination contre le Covid-19 d'ici fin décembre, à l'Ehpad Raymond Poulin, à Saint-Jean-de-la-Ruelle dans le Loiret, cela ne pourra se faire avant la première quinzaine de janvier, car il faut recueillir le consentement des résidents.

A l'Ehpad de Saint-Jean-de-la-Ruelle, la vaccination contre le Covid-19 ne pourra débuter avant la mi-janvier.
A l'Ehpad de Saint-Jean-de-la-Ruelle, la vaccination contre le Covid-19 ne pourra débuter avant la mi-janvier. © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

Avec l'autorisation par l'Agence européenne des médicaments du vaccin Pfizer/Biontech,  et le feu vert de l'UE, c'est un premier pas vers la vaccination en France qui vient d'être fait ce lundi. Il faut désormais qu'en France, un avis formel de la Haute autorité de santé intervienne jeudi 24 décembre ou en début de semaine prochaine. Le gouvernement a lui annoncé son intention de vouloir lancer la campagne de vaccination contre le Covid-19 dès la fin décembre. A l'Ehpad Raymond Poulin, à Saint-Jean-de-la-Ruelle dans le Loiret, cela semble bien compromis : il faut déjà recueillir le consentement des résidents. 

En pleine pause déjeuner, Simone 93 ans, attablée avec deux autres résidentes, est formelle : "Quand ils viendront pour vacciner je me fera vacciner". Elle assure agir par conviction, "j'ai toujours été pour les vaccins, plutôt que contre, donc je continue sur ma lancée". Si Simone semble pouvoir livrer "un consentement éclairé", ce n'est pas forcément le cas de tout le monde. "Cela va prendre beaucoup de temps", explique à France Bleu Orléans le médecin coordonnateur Rémi Archambault. "Il va falloir expliquer, faire preuve de beaucoup de pédagogie. Expliquer ce qu'est que ce vaccin, les effets bénéfiques, les effets indésirables éventuellement, de telle façon à que le résident puisse se positionner lui-même." S'il n'en a pas la possibilité, c'est vers des proches du résident, les tuteurs ou les personnes de confiance, que se tournera l'encadrement de l'Ehpad. 

L'Ehpad ne sera pas prêt avant "la mi-janvier"

Il faudra également recueillir l'avis des médecins traitants de chaque résident. Un document doit être fourni par les autorités de santé, qu'attend toujours le Thomas de Boysson, le responsable de site. "C'est vraiment le dernier document qui nous manque. On attend vraiment avec impatience les dernières recommandations, les derniers documents que le gouvernement, au travers de l'ARS, nous transmettra, pour enfin mettre en œuvre notre campagne de vaccination anti-covid."  Un processus qui peut prendre du temps, surtout que les médecins risquent de profiter de leurs congés, comme le reste des Français. 

La direction aimerait que 70% des résidents soient vaccinés, pour permettre un début d'immunité collective.
La direction aimerait que 70% des résidents soient vaccinés, pour permettre un début d'immunité collective. © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

Aujourd'hui, Rémi Archambault en est sûr, il ne sera pas possible de lancer la campagne de vaccination à la fin décembre, comme voulu par le gouvernement. "On n'aura pas le temps de mettre en place tout ce processus d'accord préalable et d'information préalable. Je ne crois pas que l'on sera prêt avant la mi-janvier."

Objectif, 70% de vaccinés dans l'Ehpad

"Il est certain que les résidents ne seront pas vaccinés pour la fin décembre, on commencera à les vacciner après, début janvier", abonde Claire Mounoury, la directrice de l'Ehpad Raymond Poulin, par ailleurs déléguée régionale de la Fehap, la Fédération des Établissements Hospitaliers et d’Aide à la Personne privés solidaires. "On précise aussi qu'il y a deux injections. On aura la première début janvier, mais il faudra organiser la deuxième, donc cela ne peut pas se faire comme cela, en trois jours." Claire Mounoury évoque deux axes de travail parallèles, d'abord "purement logistique, comment on va recevoir les vaccins, comment on va s'organiser pour vacciner et puis la première en ordre d'importance, c'est le travail que l'on a à faire avec les résidents et les familles, pour les aider dans leur réflexion, et aussi le travail avec les médecins traitants."

Lors des campagnes de vaccination contre la grippe saisonnière, environ 90% des résidents se font vacciner, à l'Ehpad Raymond Poulin. Un pourcentage qui ne sera sans doute pas atteint lors de cette campagne contre le Covid-19, en raison de l'opposition parfois de certains résidents ou de leur famille. L'Ehpad espère 70% de vaccinés, ce qui permettrait un début d'immunité collective. 

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