Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Vaincre le deuil : au Pays Basque, c'est possible en parlant

mardi 31 octobre 2017 à 20:53 Par Jacques Pons, France Bleu Pays Basque et France Bleu

Chaque année en France, 600 000 personnes décèdent. L'impact sur les vivants est parfois négligé. Pourtant la disparition d'un être cher nous affecte tous. Au Pays Basque, l'association "vivre son deuil-Aquitaine" se charge d'écouter les endeuillés, adultes ou enfants.

Le cimetière saint Léon à Bayonne
Le cimetière saint Léon à Bayonne © Radio France - Jacques Pons

Pays Basque, Pyrénées-Atlantiques, France

Le deuil nous concerne tous. Un ami ou un membre de notre famille qu'il soit proche ou lointain. Chaque année près de 600 000 personnes meurent en France. Les chiffres sont connus mais les effets du deuil le sont moins.

Au Pays Basque, depuis 2011, l'association "vivre son deuil-Aquitaine" se donne pour mission d'écouter la parole des endeuillés. Ceux dont un proche a été fauché brusquement par la mort. L'an dernier, 400 entretiens ont été menés à Bayonne. Ils concernaient aussi bien des adultes que des enfants.

L'association dispose d'un local depuis trois ans à Bayonne - Radio France
L'association dispose d'un local depuis trois ans à Bayonne © Radio France - Jacques Pons

La parole a un effet thérapeutique — Bruno Sallagoity, président-fondateur de "vivre son deuil - Aquitaine"

"sur 7 ans de pratique, on a des gens qui ont reellement évolués" Bruno Sallagoity

L'association "vivre son deuil - Aquitaine" se charge d'écouter et d'accompagner durant quelques mois les personnes frappées d'un deuil. Cela se fait par téléphone ou dans des groupes ou lors d'entretiens privés. Il y a d'abord les larmes (des boîtes de mouchoirs sont disposées dans chaque pièce du local) et ensuite une histoire qu'il faut débroussailler avant la reconstruction.

Les larmes avant la résilience

Les adultes sont concernés, les enfants aussi

Les groupes de paroles concernent aussi bien les adultes que les enfants. Des tous petits aux plus grands, tous ont une manière d'aborder la disparition d'une maman ou d'un papa. Au sein de l'association, cela se passe dans des ateliers mensuels. Lecture, peinture ou dessin, tout est mis à profit pour reconstruire les enfants.

La mort ("qui prend avec ses tentacules") vue par Titouan, six ans - Radio France
La mort ("qui prend avec ses tentacules") vue par Titouan, six ans © Radio France - Jacques Pons
Dessin d'un enfant dont le père est mort - Radio France
Dessin d'un enfant dont le père est mort © Radio France - Jacques Pons

Les enfants ont besoin de parler, à leur manière — Philippe Lo-Monaco

Philippe Lo-Monaco est l'un des accompagnants auprès des enfants.

Les enfants abordent plus facilement la mort que les adultes selon Philippe Lo-Monaco

Dessin d'une enfant dont la mère est décédée - Radio France
Dessin d'une enfant dont la mère est décédée © Radio France - Jacques Pons

Dans le local de l'association une sculpture orne l'une des pièces. Un tronc de bois d'ou partent une dizaine de branches auxquelles sont pendues des étiquettes portant des mots de réconfort. Au pied de cette oeuvre : "des mots pour des maux".

Un arbre à mots dans l'une des pièces de l'association "vivre son deuil" - Radio France
Un arbre à mots dans l'une des pièces de l'association "vivre son deuil" © Radio France - Jacques Pons

On peut joindre l'association "vivre son deuil - Aquitaine" au 05 64 11 52 82.