Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Valdoie : une ancienne salariée de la Villa des Sapins porte plainte après son licenciement

-
Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

Une ancienne salariée de la Villa des Sapins porte plainte contre l'association Servir qui gère l'établissement. Licenciée pour inaptitude après une agression, elle attend depuis plusieurs mois un document indispensable pour toucher des allocations chômage.

La Villa des Sapins à Valdoie, dirigée par l'association Servir
La Villa des Sapins à Valdoie, dirigée par l'association Servir © Maxppp - Michael Desprez

Servir 90 est à nouveau pointée du doigt. L'association qui gère le foyer de l'enfance La Villa des Sapins, et l'Ehpad de la Rosemontoise, à Valdoie, dans le Territoire de Belfort, est à nouveau épinglée pour sa gestion. Après que l'Ehpad a été placé sous tutelle, et que des plaintes ont été déposées contre la structure, une ancienne salariée licenciée du foyer de l'enfance attaque son ex-employeur devant le conseil des Prud'hommes et le Tribunal de Grande Instance de Belfort pour "faute inexcusable". 

En cause: les conditions de son licenciement. Elle a été violemment agressée sur son lieu de travail et depuis plusieurs mois, elle assure réclamer un document qui ne lui serait pas fourni. Il est pourtant obligatoire pour pouvoir toucher des allocations chômage.

Une agression à l'origine du licenciement

Il y a un an, la salariée en question travaille comme veilleuse de nuit à la Villa des Sapins, à Valdoie. L'établissement accueille des jeunes en difficulté. Alors qu'elle prend son service, la surveillante découvre que les locaux sont sans dessus dessous. Les pensionnaires, très agités, ont renversé le mobilier. Ils s'attaquent même à l'un de ses collègues. Elle s'interpose et l'un des jeunes lui vide le contenu d'un extincteur au visage.

Après cette agression, choquée, avec des séquelles aux yeux, elle se déclare en accident du travail. Comme la loi l’exige, l’association lui propose un poste de reclassement. Problème: c’est un poste de médecin traitant. La surveillante de nuit le refuse, étant donné qu’elle n’a aucune connaissance médicale. 

Un licenciement irrégulier ?

Elle est finalement licenciée pour inaptitude. Mais depuis qu'elle a été débarquée, elle n’aurait jamais reçu sa lettre de licenciement en bonne et due forme, malgré de très nombreuses relances par recommandé. Ce document est pourtant indispensable pour demander des allocations chômages. Alors depuis plusieurs mois, elle ne touche que le RSA.

Le directeur de la Villa des Sapins, que nous avons contacté, explique quant à lui ne pas comprendre la situation. Il assure que la salariée peut obtenir ce document quand elle le désire.

Des problèmes à répétition

La CFTC qui s’occupe de ce cas dénonce par la voix de son président départemental Vladimir Djordjevic, des problèmes à répétition pour les salariés de l’association et une direction sous l’eau: "Il manque une colonne de direction. Il manque des décisions. Et le fait qu’il manque cette lettre, qui est un document de base, montre bien que l’association est complètement désorganisée même malgré les alertes que l’on a pu donner. Elle n’a pas réagi. On voit bien que l’association aujourd’hui n’a plus de structure", déplore-t-il.

Le syndicat fait d'ailleurs face à de nombreuses sollicitations de la part de salariés de l'association: "On a décidé d’ouvrir une cellule juridique qui est destinée aux salariés de l’association Servir, explique Vladimir Djordjevic. Nous sommes en lien avec notre avocate et nous traitons actuellement plusieurs dossiers d’accompagnement. Plusieurs salariés font appel à nous pour les réponses qu’ils n’obtiennent pas auprès de l’association". 

La cellule juridique de la CFTC est disponible par téléphone (03.84.21.54.63) ou par mail (ud90@cftc.fr).

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu