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Valence : "J'ai honte de mon pays", plus de 1500 manifestants contre la loi "sécurité globale"

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Par , , France Bleu Drôme Ardèche

À Valence (Drôme), comme dans d'autres villes en France, syndicats et associations ont appelé à se mobiliser contre le projet de loi "Sécurité globale". Les manifestants se sont retrouvés devant la fontaine monumentale, avant de se diriger vers la préfecture.

Plusieurs organisations associatives, syndicales et politiques ont appelé à manifester ce samedi à Valence.
Plusieurs organisations associatives, syndicales et politiques ont appelé à manifester ce samedi à Valence. © Radio France - Claire Guédon

Près de 1500 personnes sont rassemblées à Valence (Drôme) ce samedi après-midi pour dire "non" au projet de loi "sécurité globale". Voté à l'Assemblée nationale en première lecture le 24 novembre, ce projet de loi vise à renforcer l'efficacité et la protection des services de police et de gendarmerie. Ses opposants dénoncent une atteinte aux libertés, notamment celle de filmer les forces de l'ordre. La manifestation a commencé devant la fontaine monumentale de Valence, à l'appel de nombreux syndicats et d'associations.

Forte opposition à l'article 24

Un rassemblement statique se déroule dans le calme, malgré un contexte tendu au niveau national, après la diffusion jeudi d'images de vidéosurveillance qui montrent le passage à tabac d'un producteur de musique à Paris. "J'ai honte de mon pays", confie Jacques, un des manifestants. "Avant, on les appelait les gardiens de la paix (en parlant des forces de l'ordre, ndlr), maintenant, on en a peur", se désespère-t-il.

Pour Marie, 19 ans, "la seule arme qu'on a contre ces violences c'est notre caméra"
Pour Marie, 19 ans, "la seule arme qu'on a contre ces violences c'est notre caméra" © Radio France - Claire Guédon

Plusieurs manifestants tiennent le même discours : avec la loi de Sécurité globale, les images de cette agression à Paris n'auraient pas pu être diffusées, voire même, "c'est ce producteur de musique qui aurait été incriminé si ça se trouve", clame une manifestante. 

"On est en train de rogner petit à petit nos libertés" - Hélène, une des manifestantes

Une loi "liberticide" pour les opposants

Au-delà de l'article 24, les manifestants s'opposent au projet de loi dans son ensemble. Corinne, elle, s'inquiète de la surveillance des manifestants par drone, qui devrait être mise en place. "Pour nous c'est une privation de liberté privée", clame cette Drômoise, fraîchement installée dans le Vercors. "Il ne suffit pas de retirer l'article 24, c'est l'ensemble de cette loi dont on ne veut pas", abonde-t-elle. En effet, dans le cortège, beaucoup s'inquiètent de voir leur liberté de manifester compromise par la loi. Gérard Ponson, militant à la CGT de Valence, dénonce un projet "liberticide". "On pourra faire la chasse à tous les militants dans tous les recoins d'une manifestation, c'est un mauvais signe pour la démocratie."

Un cortège sauvage 

Après près de deux heures postés au pied de la fontaine monumentale, près de 500 personnes se détachent du rassemblement et se dirigent vers la préfecture de la Drôme. Là, une trentaine de CRS fait face au cortège sauvage, qui s'arrête et clame des slogans anti-policiers. Il est près de 17h quand le cortège fait demi-tour, sans aucun débordement.

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