Société

Vél d'Hiv vu du Périgord : "le discours du président n'était pas pleurnichard, c'était grand" Mireille, fille de déporté

Par Caroline Pomès, France Bleu Périgord lundi 17 juillet 2017 à 14:37

Le chant des Marais, le chant des déportés a retentit à 10 heures, à Périgueux.
Le chant des Marais, le chant des déportés a retentit à 10 heures, à Périgueux. © Radio France - Caroline Pomès

Ce lundi, Périgueux commémorait la journée nationale en mémoire des crimes racistes et antisémites de l'Etat Français. Dans le public, le discours d'Emmanuel Macron la veille sur la rafle du Vel d'Hiv était encore dans toutes les mémoires.

Le chant des Marais, chant des déportés a ouvert la cérémonie ce lundi de la commémoration en mémoire des crimes racistes et antisémites de l'Etat Français, derrière le palais de justice, à Périgueux. Une soixantaine de personnes étaient là dont des enfants de déportés dans les camps nazis. La veille, ce dimanche, le président de la République avait commémoré la rafle du Vel d'Hiv, qui a eu lieu le 16 et 17 Juillet 1942. Emmanuel Macron, aux côtés du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a rappelé que la France était responsable de la mort de ces 13 152 personnes.

Ce lundi, les mots du président résonnait encore dans les esprits des participants à la commémoration. Dans la foule à Périgueux, Mireille Mandelle, 80 ans, debout sous cette forte chaleur, pour rendre hommage à tout ces gens morts. Ses parents, Sophie et Léon Litmann ont été déportés en Pologne et "ils ne sont jamais revenus". A l'époque elle n'avait que 5 ans. Ce dimanche, elle a écouté Emmanuel Macron, "c'était grand, pas pleurnichard, j'étais rassurée que ces tabous soit aujourd'hui dit !"

"Toutes les haines, toutes les formes de racisme sont et l'ancienne génération comme la nouvelle doit faire très attention et être vigilante", Mireille, fille de déportés.

Emue aussi aux larmes, Gerbéra a vécu avec une famille de juifs à Paris, que sa mère cachait dans leur appartement. Ce dimanche, elle a appelé l'un des fils avec qui elle est toujours en contact, 75 ans après. "Ils étaient à la cérémonie, on était connectés. Eux devant Emmanuel Macron et moi devant ma télévision et c'était beau. J'espère que tout ce qui a été dit de positif le restera."