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Société

La mairie de Paris ne veut pas abandonner le Vélib

mercredi 27 juin 2018 à 14:25 Par Aurore Jarnoux, France Bleu Paris et France Bleu

La mairie de Paris veut sauver le soldat Vélib ! Depuis six mois, le couacs s'enchaînent et les usagers en pâtissent. Mais la municipalité répète qu'elle fera tout pour que le service fonctionne à nouveau. Elle donne jusqu'à septembre à Smovengo pour corriger les dysfonctionnements.

Les usagers des Vélib dénoncent un service quasi inutilisable.
Les usagers des Vélib dénoncent un service quasi inutilisable. © Maxppp - Aurelien Morissard

Paris, France

Stations en panne, bugs à répétition, retard d'installation : la colère gronde six mois après le lancement du nouveau Vélib. Les usagers sont excédés et la mairie de Paris également. Mais elle n'abandonne pas le Vélib pour autant. Elle préfère lancer un "ultimatum" à Smovengo : les dysfonctionnements doivent être réglés d'ici le mois de septembre.

Smovengo ne tient pas ses promesses selon la mairie de Paris

La ville de Paris le répète, elle est très attachée aux Vélib. Mais Anne Hidalgo, comme les Parisiens, se rend compte que le nouveau service est "plus que chaotique". 

Ma colère est grande. Mais j'essaie de trouver des solutions plutôt que de seulement critiquer" - Anne Hidalgo, maire de Paris

La maire de Paris répète qu'elle fera "tout pour que Vélib s'en sorte". Mais Smovengo va devoir redresser la barre prévient la municipalité. "Si, après l'été, le service ne fonctionne toujours pas, nous en tirerons les conséquences", ajoute Jean-Louis Missika, adjoint en charge de l'urbanisme, sans davantage de précisions. Selon l'élu parisien, Smovengo ne respecte pas les engagements pris lors de la signature de l'appel d'offres. 

On peut appeler ça un accident industriel si vous voulez" - Jean-Louis Missika, élu en charge de l'urbanisme à la mairie de Paris

Alors est-ce qu'on peut comparer l'avenir de Vélib à celui d'Autolib, le service de voitures électriques en libre service qui s'arrêtera le 31 juillet ? Non répond Jean-Louis Missika. "Autolib est un service utilisé par beaucoup moins de monde, souligne l'élu. Vélib, c'est vraiment un service d'intérêt général auquel nous tenons."

Une charte pour les vélos en free floating

La maire de Paris, Anne Hidalgo, a signé ce mercredi une charte avec les opérateurs de vélos et de scooters en free floating, c'est-à-dire en libre service et sans stations. Ce texte leur demande notamment de respecter la réglementation relative au stationnement et à la circulation des deux-roues. Les opérateurs s'engagent, par exemple, à intervenir dans la journée lorsqu'un vélo est déposé n'importe comment sur le trottoir ou la chaussée.

Mais, selon la municipalité, ce n'est pour autant une manière d'enterrer les Vélib. "Les vélos en flotte libre se développent un peu partout, Smovengo sait très bien que ces vélos existent, insiste Jean-Louis Missika. Ce sont des services qui peuvent être complémentaires".

Pour la municipalité,  il est nécessaire de gérer l'arrivée de ces vélos en free floating. L'objectif, à termes, est que le vélo atteigne la part de 15% des déplacements des Parisiens.