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Vendée : "Il y a 70 détenus pour 29 cellules dans les prisons de La Roche-sur-Yon et de Fontenay-le-Comte"

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Par , France Bleu Loire Océan

Invité de France Bleu Loire Océan, ce mercredi 21 avril, le bâtonnier de La Roche-sur-Yon pointe la surpopulation carcérale qui explose en Vendée.

Maison d'arrêt de La Roche-sur-Yon
Maison d'arrêt de La Roche-sur-Yon © Radio France - Philippe Rey-Gorez

Huit sites ont été dévoilés par le Premier ministre Jean Castex, ce mardi 20 avril, pour accueillir de nouvelles prisons. Avec un objectif à terme : 15.000 places de détenus supplémentaires à l'horizon 2027. Mais rien en Vendée, ni à La Roche-sur-Yon ni à Fontenay-le-Comte, pourtant la population carcérale explose dans le département avec "des taux d'occupation de 180% dans les maisons d'arrêts", selon Armand Bâ, le bâtonnier de l'Ordre des avocats au barreau de La Roche-sur-Yon.

Vendée : "Il y a 70 détenus pour 29 cellules dans les prisons de La Roche-sur-Yon et de Fontenay-le-Comte "

70 détenus pour 29 cellules

A la Roche-sur-Yon et Fontenay-le-Comte, les taux d'occupation carcérale sont parmi les plus élevés de France. "On est parfois montés à 230%. Ce sont des maisons d'arrêts, c'est-à-dire que ce sont, principalement, des prévenus qui ne sont pas encore condamnés. Il y a en ce moment dans chaque maison d'arrêt 70 détenus pour 39 places sachant qu'il y a 29 cellules. Evidemment il y a des détenus qui se trouvent à plusieurs dans des cellules ce qui n'est pas conforme à la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme qui défend le principe d'un détenu par cellule."

Ce n'est pas conforme à la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme.

Pas de nouvelle prison, mais des travaux de rénovation des bâtiments sont prévus aux maisons d'arrêts de La Roche-sur-Yon et de Fontenay-le-Comte. C'était devenu urgent dans ces bâtiments qui ont plus d'un siècle, assure Armand Bâ, "Ce sont des maisons anciennes, il fallait les rénover. Quand les conditions sont impossibles dans les maisons d'arrêt c'est excessivement difficile pour les détenus mais aussi pour les surveillants. Il faut assurer la paix sociale, la mixité entre les détenus et la sécurité de tous."

"Il aurait mieux valu créer un petit centre pénitentiaire en Vendée"

Parmi les annonces de ce mardi, une nouvelle prison va voir le jour dans le Maine-et-Loire à Trélazé près d'Angers avec 550 places. Les syndicats pénitentiaires espèrent que ça désengorgera La Roche-sur-Yon et Fontenay-le-Comte. "Ce n'est pas la bonne solution, selon Armand Bâ. La plupart des 15.000 places promises d'ici 2027 sont prévues dans des centres pénitentiaires. Or généralement, quand un établissement de ce type est créé, on y transfère les détenus des maisons d'arrêts. Résultat : ces établissements sont pleins relativement vite. Il aurait mieux valu, à mon sens, créer un établissement en Vendée, un petit centre pénitentiaire. A Pau, par exemple, ils en ont créé un de 250 places. Je pense qu'il aurait été préférable de créer un établissement de 125-130 places en conservant les maisons d'arrêts.

Pas assez de surveillants vaccinés 

Il y a le manque de places mais aussi l'épidémie de Covid-19 qui touche les prisons. Selon le bâtonnier de La Roche-sur-Yon, les agents pénitentiaires ne sont pas suffisamment protégés, "Le préfet dit que les surveillants de plus de 55 ans peuvent être vaccinés sauf que la plupart arrêtent de travailler à 55 ans. Ça veut qu'ils ne sont pas vaccinés et c'est un risque pour eux. Alors à Fontenay-le-Comte, le centre hospitalier a vacciné un certain nombre de détenus pour éviter les clusters. C'est regrettable que le gouvernement n'ait pas décidé de vacciner tous les surveillants qui sont dans des lieux fermés. C'est une sécurité pour eux comme pour les détenus."

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