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Société

Vendée : il y a cent ans, le paquebot Afrique coulait au large des Sables-d'Olonne

C'est un naufrage qui semble tombé dans l'oubli. Pourtant, c'est l'une des plus grandes tragédies maritime de notre histoire. 568 passagers avaient perdu la vie près des côtes sablaises.

Le paquebot Afrique
Le paquebot Afrique - © Creative commons

Les Sables-d'Olonne, France

Saviez-vous qu'il y a cent ans coulait le paquebot Afrique au large des Sables-d'Olonne en Vendée, avec près de 600 passagers à bord ? Beaucoup n'ont jamais entendu parler du "titanic français", l'une des pires tragédies maritimes de notre histoire qui a fait 568 morts, avec seulement une trentaine de survivants, dont près de 200 tirailleurs africains. C'était le 12 janvier 1920. 

Un voyage vers l'Afrique

L'immense paquebot quitte Bordeaux, deux jours avant le naufrage, le 10 janvier donc, direction les ports d'Afrique de l'Ouest, Dakar, Conakry, Grand Bassam... En sortant de la Gironde, sa coque touche les vestiges d'une épave d'un navire coulé pendant la guerre. L'eau rentre dans le bateau, petit à petit et le fait dériver jusqu'aux côtes vendéennes 48 heures plus tard.

Il fait nuit noire ce 12 janvier 1920, vers 3h du matin. C'est la tempête. Le navire tangue et se renverse sur le côté. Il y a toujours à bord les 600 passagers : des hommes d'Eglise, des commerçants, des fonctionnaires de l'empire colonial, leurs familles et près de 200 tirailleurs africains, démobilisés tard, après des combats en Grèce. 

Quelques occupants arrivent à fuir sur des canots de sauvetage projetés par des vagues de dix mètres. D'autres, et ils sont nombreux, coulent avec le paquebot, dont de très jeunes enfants, en une quinzaine de minutes. 568 morts dans l'océan à 40 kilomètres des Sables-d'Olonne, au niveau du plateau de Rochebonne, où les noms des soldats africains sont inscrits sur le monument au mort de la Première guerre mondiale. 

Une mémoire difficile à entretenir

Des commémorations du centenaire du naufrage sont organisées ce dimanche matin au Prieuré Saint-Nicolas, aux Sables-d'Olonne. Même si la plupart des noms des tirailleurs africains victimes du naufrage sont inscrits sur le monument aux morts de la Première Guerre mondiale, dans le cimetière de la ville, peu se souviennent de cette tragédie. 

"Il y a plusieurs raisons à ça", détaille Roland Mornet, ancien marin sablais qui a écrit un livre sur le sujet et s'est documenté pendant des années. "D'abord, on venait juste de sortir de la guerre, alors quelques morts en plus... Ensuite, il y avait des élections, les journaux ne parlaient que de ça ! La troisième raison, c'est que le Titanic a fait de l'ombre à l'Afrique", a-t-il précisé. 

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