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Société

Vendée : la canicule a provoqué une surproduction de melons qui inquiète les producteurs

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Par , France Bleu Loire Océan

La chaleur de la canicule a fait murir au même moment toute une partie de la production qui aurait dû s'étaler sur la saison. Les melons arrivent en masse sur le marché depuis une semaine, les supermarchés font des promos et les prix baissent. Une mauvaise nouvelle pour les producteurs.

Vendélice, à Chaillé-les-Marais dans le Marais Poitevin, produit 4.000 tonnes de melon par an.
Vendélice, à Chaillé-les-Marais dans le Marais Poitevin, produit 4.000 tonnes de melon par an. © Radio France - Marc Bertrand

Chaillé-les-Marais, France

Si vous allez au supermarché ce week-end, vous le verrez sans doute en tête de gondole, surmonté d'un panneau "promo" : le melon est partout, et il y en a beaucoup. Le marché est même en surproduction ponctuelle depuis une semaine. C'est l'effet de la canicule, qui a fait mûrir de façon accélérée une bonne partie des plantations, que ce soit dans le Sud-Est ou en Vendée. 

La canicule a regroupé des production en faisant démarrer des champs plus vite que prévu, les melons ont mûri 24 heures sur 24 au lieu de 18 heures par jour, ça provoque une petite concentration qui va durer une semaine"
- Christophe Maîtrehut, de Vendélice

Le prix du melon baisse, dans une année pourtant faible en rendement 

Le problème c'est que tous les melons arrivent sur les étals en même temps : bref il y a surproduction. Une mauvaise nouvelle pour Christophe Maîtrehut, de Vendélice, le plus gros producteur indépendant de melons de Vendée à Chaillé-les-Marais, 4.000 tonnes sur la saison. Ces jours-ci, il a tourné à 100.000 kg de melon par jour, deux fois plus que d'habitude.

Là les prix chutent beaucoup, il y a des promos mises en place pour absorber les surplus. Le problème c'est que sur le début de saison on a eu beaucoup de perte, entre 20% et 30% à cause des mauvaises conditions météo. Donc si les prix sont trop bas, ça ne couvrira pas les frais de production"
- Christophe Maîtrehut, de Vendélice

Les supermarchés font des promos pour écouler le stock, et le prix payés au producteur baissent. Mais la surproduction est très ponctuelle : "Après un pic de production, fatalement, il y a un trou. Parce que les melons qui ont mûri plus vite que prévu ne sont plus là pour assurer sur la semaine suivante"

Le microclimat du marais poitevin limite les dégâts

Surtout, sur l'ensemble de la saison, on serait plutôt au contraire en sous-production. Le début de récolte a subi de grosses pertes avec la pluie des mois de mai et juin. Donc la baisse des prix est une mauvaise nouvelle, même si elle n'est que temporaire, parce qu'elle s'ajoute à un faible volume de production. 

Le melon vendéen s'en tire quand même mieux que celui du sud-est. La production se concentre dans le marais poitevin, qui bénéficie d'un microclimat, avec l'air marin qui a écrété les pics de chaleur de la canicule.