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Société

Vente de médicaments à l’unité : les pharmaciens corses plutôt sceptiques

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Par , France Bleu RCFM

Cette semaine en commission les députés ont validé un amendement qui ouvre la voie à la vente de médicaments à l’unité d’ici le 1er janvier 2022. Une mesure qui revient souvent sur le devant de la scène. Les pharmaciens insulaires sont plutôt sceptiques

Vente de médicaments à l'unité: Les pharmaciens Corses sceptiques
Vente de médicaments à l'unité: Les pharmaciens Corses sceptiques © Maxppp - Maxppp

Bastia, France

Une grosse grippe, un traitement antibiotique prescrit par votre médecin et à la fin, une guérison et très souvent des comprimés non utilisés qui traînent dans l’armoire à pharmacie. Cette expérience tout le monde l’a déjà faite. Selon une étude les Français jetteraient chaque année 1,5 kilo de médicaments non utilisés

Certaines boîtes contiennent plus de médicaments que nécessaire

Il faut dire que le conditionnement en boîte est très souvent supérieur aux besoins des patients : « Si on prend l’exemple de la cortisone, les patients ont un traitement qui est de deux à trois comprimés sur une période comprise entre trois et cinq jours. Très souvent, à la fin il reste une dizaine de cachets dans la boîte » raconte Marie-Pierre, vendeuse dans une pharmacie à Bastia en Haute-Corse.

Pour remédier à cette situation, la vente de médicaments et de comprimés à l’unité revient régulièrement sur le devant la scène.  Mercredi 27 novembre, en commission à l’Assemblée Nationale, des députés ont validé un amendement qui ouvre la voie à une possible vente à l’unité en pharmacie à partir du 1er janvier 2022. Pour le moment rien n’est fait, l’amendement doit encore être validé par le processus législatif.

Vente à l’unité : un problème logistique

Dans les officines corses les pharmaciens sont plutôt sceptiques sur la vente à l’unité. Pour Antoine Giansily, pharmacien à Bastia « cela poserait un problème logistique, de coût, en obligeant le pharmacien à déconditionner les médicaments et réimprimer les notices. » 

Pour Delphine Graziani pharmacienne sur le boulevard Paoli à Bastia, la vente de médicaments à l’unité peut également être dangereuse « au niveau de la chaîne de conditionnement ». La pharmacienne avance comme argument l’identification de chaque boite à l'aide d'un code qui permet de tracer le produit en cas de rappel. Selon elle : « Il est beaucoup plus sécurisant d’avoir une boîte, une notice, un endroit où garder les comprimés avec un nom clairement établi » avant de rajouter que la mise en vente de médicaments à l’unité devrait s’accompagner de deux chaines d’approvisionnement, ce qui impliquerait une réorganisation complète du stockage des médicaments dans les petites officines. 

Dans les officines on note également des avancées pour éviter le gaspillage:_"Les boîtes d'antibiotiques contiennent sept ou quatorze comprimés. Ce qui correspond à la durée classique d'un traitement prescrit par un médecin"_note Antoine Giansily

Vente de médicaments à l'unité: Les pharmaciens Corses sceptiques

Selon certains pharmaciens interrogés, le gaspillage des médicaments pourrait être évité si les comprimés non utilisés, ramenés en pharmacie par les patients, pouvaient être distribués à des associations.

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