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Société

Vernou-sur-Brenne : une famille d’accueil lance un appel pour trouver une nouvelle maison après un incendie

jeudi 6 décembre 2018 à 20:23 Par Armêl Balogog, France Bleu Touraine et France Bleu

Une famille d’accueil de Vernou-sur-Brenne, en Indre-et-Loire, lance un appel pour trouver rapidement une maison assez grande à louer, pour accueillir ses six enfants, dont cinq sont placés. Leur domicile est inhabitable depuis un incendie survenu il y a huit jours.

Une famille d'accueil d'Indre-et-Loire recherche une maison à louer en urgence après un incendie
Une famille d'accueil d'Indre-et-Loire recherche une maison à louer en urgence après un incendie © Radio France - Armêl Balogog

Vernou-sur-Brenne, France

Catherine et Patrice Ouvrard regardent leur maison, désolés. Elle est inhabitable depuis un incendie dans la nuit du mardi 27 au mercredi 28 novembre. Depuis, ils craignent que leur famille soit séparée. Leur famille : eux deux, leur fils de 20 ans, et leurs cinq enfants placés. 

Pour les enfants, leur bien-être, être séparés est impossible. – Catherine Ouvrard

La maison est inhabitable après un incendie

Mercredi 28 novembre, avant 1h00 du matin, Catherine Ouvrard est réveillée par une odeur de fumée. Elle se lève et voit une fumée épaisse envahir sa maison. C’est ainsi que commencent leurs ennuis.

Une semaine après, Patrice Ouvrard fait l’état des lieux. "On est sur l’arrière cuisine, tout était fondu. Tout est noir partout", décrit-il en montrant les murs. Pareil dans la salle de bain où la baignoire est recouverte de suie.

Le père de famille est ému quand il regarde le conduit de la cheminée d’où est parti l’incendie. "On ne sait pas ce qui s’est passé. Il y a plusieurs facteurs. Peut-être un court-circuit qui a ajouté une chaleur, peut-être intense."

Selon l’artisan et les experts consultés, les travaux vont durer au moins six mois pour tout décontaminer, donc la famille va devoir trouver rapidement une autre maison, d’autant qu’elle doit quitter le gîte qui l’abrite le 19 décembre.

La salle de bain de la maison incendiée de la famille d'accueil tourangelle est recouverte de suie - Radio France
La salle de bain de la maison incendiée de la famille d'accueil tourangelle est recouverte de suie © Radio France - Armêl Balogog

Peur que les enfants soient placés dans d'autres familles

"Plus les jours passent et moins ça va parce que je suis très inquiète pour les enfants, regrette la mère de famille. Je voudrais absolument trouver quelque chose, ne pas partir loin et puis rester ensemble. C’est là tout le problème."

Catherine Ouvrard explique que s’ils n’ont "pas rapidement un logement, les enfants risquent d’être séparés", car, selon la loi, les familles d’accueil doivent pouvoir offrir une chambre à chacun de ses enfants placés. "Les petits, on ne peut pas les laisser partir à droite et à gauche, c’est impossible pour leur survie."

C’est « au secours ! » maintenant parce que le temps passe vite. – Catherine Ouvrard

"Je me dis encore un jour où on n’a pas d’après, donc c’est compliqué", continue la mère d’accueil. "Si les gens avaient une maison meublée, ce serait formidable. Si on avait six chambres, on serait dans un confort idéal", renchérit son mari. La famille peut payer un loyer de 1.000 à 1.500 euros.

La famille souhaite rester du côté de Vouvray, pour que leur fils et leurs cinq enfants placés ne changent pas d’habitudes. "Surtout pour la petite de trois ans qui vient juste de commencer l’école et qui a des difficultés d’adaptation, on ne peut plus la modifier, ce n’est même pas envisageable", affirme le père.

Appel à la solidarité avant Noël

Patrice Ouvrard jette un œil au salon contaminé de sa maison. "Le sapin, on ne sait pas où le mettre". "Je voudrais tellement leur faire leur sapin pour qu’ils disent on est comme tout le monde, on n’est pas dans l’incertitude", ajoute la mère qui espère une bonne nouvelle avant les fêtes.

Pour qu’on puisse leur faire un sapin correct et un Noël correct, comme il se doit. – Catherine Ouvrard