Société

Vers la fin du numéro 18 pour appeler les pompiers ?

Par Julien Baldacchino, France Bleu mercredi 23 septembre 2015 à 10:55

Le numéro 18 est affiché sur les camions de pompiers
Le numéro 18 est affiché sur les camions de pompiers © Max PPP

A partir de ce mercredi, les pompiers sont réunis en congrès à Agen. A l'occasion de cette "plus grande caserne de France" qui se tient jusqu'à samedi, la Fédération nationale des sapeurs-pompiers propose d'abandonner le numéro d'appel 18, au profit d'un numéro unique pour les secours, le 112.

Le 15 pour le Samu, le 17 pour la police et le 18 pour les pompiers : ces trois numéros à retenir ne seront-ils bientôt plus qu'un lointain souvenir ? C'est en tout cas ce que souhaitent les pompiers, qui sont réunis de mercredi à samedi à Agen pour leur 122e congrès national, organisé par la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF).

Le 112 comme numéro unique ?

Parmi les nombreuses discussions et débats qui vont avoir lieu lors de ce congrès réunissant 2.000 pompiers (et 30.000 visiteurs, l'événement accueillant aussi du public), la question des centres d'appels figure à l'ordre du jour :

"Nous faisons une proposition. Puisqu'il faut faire des économies, les sapeurs-pompiers de France sont prêts à faire bouger les lignes avec la mise en place d'un numéro unique"
– Éric Faure, président de la FNSPF

La proposition des pompiers concerne donc non seulement le 18, mais aussi le 17 et le 15. Concrètement, il s'agirait donc de généraliser l'utilisation du 112 comme numéro unique de secours pour ces trois unités. La raison de cette proposition est économique : à l'heure actuelle, il y a un centre d'appel des pompiers dans chaque département, qu'il faut ajouter à 400 centres gérés par la police, la gendarmerie ou le Samu

Expérimentation dès janvier à Paris

"Nous n'avons plus les moyens de gérer tous ces centres", selon Eric Faure, le président de l'organisation, qui propose à la place une dizaine ou une vingtaine de grands centres communs. "Ce sera aussi l'occasion de mettre en place la géolocalisation pour savoir d'où les gens nous appellent", ajoute-t-il. A partir de janvier, les pompiers et la police de Paris vont expérimenter une mise en commun de leurs centres d'appel.