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Société

Seine-et-Marne : pour limiter le trafic de drogue, le maire de Vert-Saint-Denis oblige les commerces à fermer à 23h00

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Par , France Bleu Paris

En août 2019, Eric Bareille, le maire de Vert-Saint-Denis de l’agglomération de Sénart (Seine-et-Marne), interdit l’ouverture de commerces après 23h00. Il veut éviter les attroupements nocturnes dans le petit centre commercial de Bois Vert qui est devenu un véritable spot de vente de cannabis.

Eric Bareille, maire de Vert-Saint-Denis, a signé un arrêté interdisant l'ouverture des commerces de bouche après 23h00
Eric Bareille, maire de Vert-Saint-Denis, a signé un arrêté interdisant l'ouverture des commerces de bouche après 23h00 © Radio France - Isabelle Piroux

Vert-Saint-Denis, France

Acheter un kebab ou un soda le soir après 23h00, c’est maintenant impossible à Vert-Saint-Denis. Le maire de la Ville, Eric Bareille, a pris un arrêté municipal pour interdire aux commerçants d’être ouverts après cette heure. L’objectif, c’est d’empêcher les attroupements bruyants et les allers et venues des voitures. 

Une lutte contre les troubles de voisinage et le trafic de drogue

Les riverains se plaignent depuis plusieurs années du bruit et de la musique. Le petit centre commercial de Bois Vert, un peu vieillot, offre en effet des recoins qui depuis des années attirent les jeunes en quête de tranquillité pour se retrouver, mais aussi boire ou fumer du cannabis. 

La présence de commerces ouverts tard le soir a encore renforcé cette clientèle nocturne qui cause des troubles de voisinage. Le centre de Bois Vert est devenu un lieu de deal connu qui attire maintenant bien au-delà de la simple ville de Vert-Saint-Denis. 

La proximité de la départementale 306 permet d’ailleurs aux consommateurs de drogue de venir facilement des villes avoisinantes de Sénart ou de Melun.

Ce qui complique les choses, c’est que tout le centre est privé, même les parkings. "On a mis deux caméras, la police nationale intervient régulièrement, ça ne suffit pas. Avec cette interdiction, on ne réglera pas le problème complètement, mais on donne à la police une base juridique pour agir. On peut imaginer que le fait qu’il n’y ait rien d’ouvert à partir de 23h00 rend le lieu un peu moins sympathique aux gens qui restent là", explique le maire Eric Bareille.

La grogne de certains commerçants

Dans le quartier, personne n’a souhaité commenter la décision du maire. Seule la coiffeuse s’en félicite même si elle la trouve bien tardive. En revanche, deux commerçants font grise mine, ceux qui restaient ouverts le vendredi, le samedi et dimanche jusqu’à une heure du matin, l’heure légale de fermeture dans le département de Seine-et-Marne. 

C’est le cas du gérant du kebab. Cette décision, qui est arrivée sans prévenir, lui fait très mal. "Ca nous tue notre commerce,  50 % de nos clients se font livrer le soir via des plates-formes type Uber-eat. Les commandes arrivent à partir de 22h00 et aujourd’hui entre 22h00 et 22h30, je suis obligé de les refuser pour nettoyer afin d’être fermé à 23h00."

L'intérêt général passe avant tout explique le maire Eric Bareille

Cette décision peut-être pénalisante pour certains commerçants, reconnait Eric Bareille mais précise-t-il, "mon rôle est de veiller à l’intérêt général et l’intérêt général passe avant l’intérêt des particuliers". "On est sur un secteur tendu, sensible depuis plus de dix ans, on a eu des échauffourées, des voitures brûlées, il faut prendre des décisions". 

L'arrêté du maire a dû être limité dans le temps pour être légal sous peine d’être retoqué par la préfecture de Seine-et-Marne. Pour le moment, cet arrêté court tout le mois de septembre.

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