Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Mort de Valéry Giscard d'Estaing

VIDÉOS - Un président moderne : les six réformes qui ont marqué le septennat de Valéry Giscard d'Estaing

-
Par , France Bleu

L'ancien président français entre 1974 et 1981, décédé ce mercredi, laisse derrière lui l'image d'un réformateur. Mais quelles sont les grandes réformes du septennat de Valéry Giscard d'Estaing ?

Valéry Giscard d'Estaing en 1978.
Valéry Giscard d'Estaing en 1978. © AFP - GEORGES BENDRIHEM

"Homme de progrès et de liberté", "réformateur" : le troisième président de la Ve République Valéry Giscard d'Estaing (1974-1981), décédé ce mercredi soir du Covid-19, à l'âge de 94 ans, a modernisé la vie politique dans les années 1970. Au-delà de ses "coups de com'" en maillot de foot, au ski, avec sa fille ou son épouse Anne-Aymone, voici les six réformes qui ont marqué le septennat de VGE :

1. La majorité à 18 ans

Il s'agit de la première grande réforme du septennat de Valéry Giscard d'Estaing : la loi du 5 juillet 1974 abaisse l'âge légal de la majorité de 21 à 18 ans, dans la lignée d'une campagne placée sous le signe de la jeunesse.

2. La légalisation de l’IVG

C'est sans doute la réforme la plus emblématique de son mandat. Valéry Giscard d'Estaing la lance très vite après son élection, pour bénéficier d'une certaine dynamique. Il sait que le texte va provoquer une forte opposition. La loi du 17 janvier 1975, qui suscite des débats houleux, sera portée par la ministre de la Santé, Simone Veil.

3. La simplification du divorce

La loi du 11 juillet 1975 instaure le divorce "par consentement mutuel" ou "pour rupture de la vie commune". Auparavant, seul le divorce "pour faute" était possible.

4. La réforme du Conseil constitutionnel

La révision constitutionnelle du 29 octobre 1974 donne aux parlementaires (60 députés ou sénateurs) la possibilité de contester la constitutionnalité d'une loi. Auparavant, seuls le président de la République, le Premier ministre et les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat pouvaient saisir le Conseil constitutionnel.

5. Un collège unique pour tous

La loi Haby du 11 juillet 1975 instaure un collège unique visant à "dispenser un enseignement commun", "support de formations générales ou professionnelles ultérieures". Il repousse de fait après la classe de 3e l'orientation vers les filières générales ou professionnelles.

6. La refonte de l’audiovisuel

La réforme séparent l'Office de la radiodiffusion-télévision française (ORTF) en plusieurs entreprises (dont Radio France, TF1, Antenne 2 et France 3), après plus de dix ans d'existence, est effective le 6 janvier 1975.

7. Mais... pas l'abolition de la peine de mort

La volonté de "moderniser" le pays de VGE se manifestera surtout pendant ses deux premières années à l'Elysée. Sur la peine de mort, "je souhaite que le législateur se saisisse le moment venu de ce problème", dira Valéry Giscard d'Estaing en 1976 au moment de l'exécution de Christian Ranucci.

Il faudra attendre l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République et la loi du 9 octobre 1981 pour l'abolition de la peine de mort en France.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess